Depuis plusieurs jours, des images et des témoignages circulent autour de ce qui aurait été découvert sur une propriété attribuée à Jean André Apaid à Lilavois. Ces contenus, qui doivent encore être formellement corroborés par une enquête indépendante, évoquent des pistes explosives : soupçons de trafic d’organes, présence possible de substances chimiques associées à la méthamphétamine, et allégations de culture ou transformation de marijuana.
De telles accusations, même sous réserve de confirmation, devraient pousser tout journaliste sérieux à exiger la transparence la plus totale.

Mais non.
Pas Guerrier Henri.

Au lieu de demander des comptes, il s’est lancé dans une opération de défense fébrile, presque désespérée, pour protéger Apaid. À l’entendre, tout n’est que manipulations, attaques gratuites. À l’écouter, l’affaire doit être écartée, minimisée, étouffée avant même d’être éclaircie. Une posture qui, malheureusement, n’étonne plus personne.

Car ce n’est pas la première fois que Guerrier Henri se transforme en paratonnerre médiatique pour les puissants. Il l’a fait pour Lamothe. Pour Boulos. Pour Rosemila Petit-Frère. Pour Magalie Habitant. Aujourd’hui, il le fait pour Apaid.
Et demain, pour qui encore ?

Assez.
Cette dérive n’est plus seulement problématique : elle est dangereuse.

Quand un journaliste, au lieu de questionner, choisit de couvrir ;
Quand un micro, au lieu d’éclairer, sert à détourner les regards ;
Quand un professionnel de la presse devient l’escorte médiatique d’hommes d’affaires contestés ;
Alors ce n’est plus du journalisme : c’est de la complicité.

Haïti est en train de sombrer sous le poids de l’impunité, de la corruption et des connivences obscures entre certains secteurs économiques et des acteurs médiatiques prêts à se coucher. Et il faut le dire clairement : cette presse-là contribue à la destruction du pays autant que ceux qu’elle protège.

Nous refusons ce jeu.
Nous refusons ce silence organisé.
Nous refusons cette mise au service d’intérêts privés contre l’intérêt national.

Henri, cette fois, tu ne pourras pas maquiller l’affaire.
Tu ne pourras pas couvrir encore un homme dont le nom apparaît au cœur d’une polémique aussi grave.
Cette fois, nous disons : NON.

Alternance Média restera du côté de la vérité, pas du côté de ceux qui cherchent à l’étrangler.
Haïti mérite une presse debout, pas une presse à genoux.

By Ralph Siméon

Ralph SIMÉON- journaliste engagé, animateur et entrepreneur. J'ai fait mes premiers pas à Radio Haïti Inter, média emblématique et référence nationale. En France, j'ai cofondé Haïti Tribune avant de rejoindre le service créole de Radio France Internationale ( RFI). Mon parcours incarne un engament constant en faveur de l'information , du lien social et de la valorisation d' Haïti sur la scène internationale.

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