Cette date n’est pas un simple souvenir.
C’est une mise en garde.
Un rappel historique gravé dans le sang et la dignité : le 18 novembre, à Vertières, un peuple déterminé a changé le cours du monde, rappelle, dans sa chronique, Ralph Siméon, éditorialiste à « ALTERNANCE MÉDIA « .
Ce jour-là, nos ancêtres ont affronté sans trembler la plus grande puissance militaire de leur époque… et l’ont fait plier.
Depuis, chaque 18 novembre porte une énergie particulière :
celle d’un peuple qui refuse la défaite, qui refuse l’humiliation, qui refuse de céder.
On ne provoque pas un Haïtien le jour où sa mémoire collective s’enflamme.
On ne défie pas un peuple qui, même écrasé de misère, retrouve toujours un moyen de se redresser.
On ne sous-estime pas une nation qui transforme chaque blessure en force, chaque chute en défi, chaque épreuve en victoire.
Le 18 novembre, Haïti ne recule jamais.
Et aujourd’hui, alors que nos Grenadiers viennent d’arracher leur place au Mondial sans stade, sans sécurité, sans pays derrière eux pour les accueillir, ce message résonne encore plus fort :
quand les Haïtiens décident d’avancer, rien ne les arrête.
Alors disons-le clairement, sans détour, sans timidité :
on ne défie pas un Haïtien — ni un groupe d’Haïtiens — un 18 novembre.
C’est le jour où notre histoire se lève.
Et quand elle se lève, tout le monde s’incline.