Un scandale d’État d’une gravité exceptionnelle secoue le Ministère de la Défense. Plus de 200 contractuels fictifs ont été intégrés dans les effectifs officiels, des nominations ont été réalisées à l’insu des personnes concernées, des chèques du trésor public ont été émis au profit de “zombies administratifs” et la signature du ministre de la Défense, Jean Michel Moïse, a été falsifiée sur des centaines de contrats. Des faits établis, documentés, qui engagent de lourdes responsabilités pénales et politiques.

Le Ministère de la Défense est au cœur d’un vaste système de fraude administrative et financière impliquant de faux contrats, des nominations fictives, des paiements illégaux et la falsification de documents officiels de l’État.

Au centre de ce dispositif : Madame Dominique Eugène, Directrice des ressources humaines, devenue au fil du temps une figure centrale, concentrant entre ses mains l’essentiel des décisions administratives liées au personnel.

Dans un pays asphyxié, où les policiers manquent de moyens, où les soldats vivent dans la précarité, où la population croule sous l’insécurité, l’État haïtien continue de payer des employés qui n’existent pas.

Plus de 200 contractuels fictifs sur 522

Sur les 522 contractuels officiellement enregistrés au Ministère de la Défense, plus de 200 sont des contractuels fictifs.

Des noms inventés.Des dossiers montés de toutes pièces et des chèques encaissés par des réseaux bien réels.

Ces personnes n’ont jamais travaillé au ministère, n’ont jamais signé de contrat, n’ont fourni aucun service à l’État.

Malgré cela, des chèques ont été régulièrement émis en leurs noms, encaissés par des tiers, révélant un système structuré de détournement de fonds publics.

Des nominations faites à l’insu des personnes concernées

Un processus officiel de nomination a été enclenché pour des individus qui ignoraient totalement leur prétendue embauche.

Certains ont découvert leur “nomination” par hasard, alors que des paiements avaient déjà été effectués en leur nom, sans qu’ils n’aient jamais déposé de dossier, ni formulé de demande.

Ces contrats fictifs ont été transmis à la Primature, intégrés dans le circuit administratif et validés par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, donnant une couverture institutionnelle à des actes manifestement frauduleux.

Des lettres de nomination bloquées à la Direction des ressources humaines

Un nombre important de lettres de nomination n’a jamais été remis aux intéressés.

Elles sont toujours conservées à la Direction des ressources humaines, car elles concernent des nominations zombies : des personnes inexistantes ou usurpées, sans réalité administrative ni professionnelle.

Des lettres de démission rédigées pour des employés fictifs

Face à l’ampleur du scandale, Madame Dominique Eugène a rédigé et transmis plusieurs lettres de démission, adressées à la Direction des ressources humaines au nom d’employés fictifs, dans une tentative manifeste de régularisation frauduleuse a posteriori.

Parmi les noms cités dans les dossiers :

Roselande Mertilus et Nephtalie Moise

Ces personnes n’ont jamais été employées par le ministère, n’ont jamais signé de contrat et n’ont évidemment jamais démissionné.

Falsification de la signature du ministre Jean Michel Moïse

Les faits les plus graves concernent la signature de plus d’une centaine de nouveaux contrats avec une signature falsifiée du ministre de la Défense, Jean Michel Moïse.

Il s’agit d’une usurpation directe de signature ministérielle, constituant un crime de faux et usage de faux, aggravé par l’utilisation de documents publics pour justifier des paiements illégaux.

70 lettres de nomination toujours retenues : les “zombies”

À ce jour, environ 70 lettres de nomination sont encore conservées au service des Ressources humaines, précisément parce qu’elles concernent des nominations fictives, faites dans le dos des personnes dont les noms ont été utilisés, sans information ni consentement.

Un scandale d’État qui appelle des poursuites immédiates

Les faits sont établis.

Les documents existent.

Les responsabilités sont connues.

Ce dossier révèle :

un système organisé de faux contrats ; une dilapidation massive de fonds publics ; la falsification de la signature du ministre de la Défense ; une défaillance grave des mécanismes de contrôle de l’État.

Alternance Média exige :

l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire indépendante ; un audit exhaustif des ressources humaines et financières du Ministère de la Défense ; des poursuites pénales sans complaisance contre tous les responsables, civils comme politiques.

La Défense nationale ne peut être transformée en usine à zombies administratifs, à faux contrats et à signatures falsifiées.

Alternance Média poursuivra ses révélations.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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