Ce mardi 06 janvier, une vaste opération menée par plusieurs unités de la Police Nationale d’Haïti (PNH) au centre-ville de la capitale a permis la récupération de deux véhicules dans le quartier historique de Bel-Air, ancien fief chef de gang, KANPES, affilié à la coalition criminelle « Viv Ansanm »

D’après les informations confirmées par notre correspondant sur place, les forces de l’ordre ont également procédé au nettoyage de plusieurs rues aux environs du Champs de Mars, une zone stratégique du centre-ville longtemps sous l’emprise de groupes armés.

Cette intervention policière a entraîné une paralysie partielle de la circulation, notamment pour les véhicules se dirigeant vers le sud de la capitale, perturbant ainsi les déplacements dans cette zone névralgique de Port-au-Prince.

Une opération sans affrontement

Fait pour le moins inhabituel dans un contexte sécuritaire aussi volatile, aucune résistance armée n’a été opposée aux policiers tout au long de l’opération. Les véhicules ont été récupérés sans incident, et aucun échange de tirs n’a été signalé.

Cette absence totale de confrontation soulève cependant de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique et des observateurs de la scène sécuritaire.

Reprise de contrôle ou arrangement tacite ?

S’agit-il d’une véritable reprise de contrôle de ces quartiers par l’État, ou au contraire de l’aboutissement de négociations menées en toute discrétion entre les autorités gouvernementales et certains groupes armés opérant dans la zone ?

À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités policières ou gouvernementales pour préciser la portée réelle de cette opération ni les suites envisagées. Dans un contexte marqué par la défiance, l’opacité et la persistance de la violence armée, cette intervention relance le débat sur la stratégie réelle de l’État face aux gangs qui continuent de contrôler plusieurs territoires de la capitale.

Alternance Média poursuivra ses vérifications et informera ses lecteurs de toute évolution relative à cette opération.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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