Washington trace une ligne rouge. Toute tentative du Conseil présidentiel de transition pour renverser le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé serait considérée par les États-Unis comme une manœuvre déstabilisatrice, favorable aux gangs et passible de mesures de rétorsion.
Les États-Unis ont réaffirmé que leur objectif principal pour Haïti demeure l’instauration d’un niveau minimal de sécurité et de stabilité.
Dans une mise en garde sans ambiguïté, Washington a indiqué que toute tentative du Conseil présidentiel de transition (CPT), non élu, de modifier la composition du gouvernement — notamment par le renversement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé — à ce stade avancé de son mandat, serait considérée comme une manœuvre visant à saper cet objectif.
Une telle initiative serait jugée « nulle et non avenue » par les autorités américaines.
Les États-Unis estiment en outre que toute personne soutenant une démarche de ce type, perçue comme favorable aux gangs et déstabilisatrice, agirait à l’encontre des intérêts des États-Unis, de la région et du peuple haïtien.
Washington prévient enfin qu’il prendra « les mesures qui s’imposent » contre tout acteur impliqué dans une telle entreprise.