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Le Département d’État américain a annoncé l’imposition de restrictions de visas et la révocation des visas de deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), ainsi que de leurs proches immédiats (conjoint et enfants). L’information est tombée ce dimanche soir 25 janvier 2026 et a été rendue publique via la page Facebook officielle de l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince.

Ces mesures visent des responsables soupçonnés d’implication dans des activités de gangs et d’organisations criminelles en Haïti, notamment par l’entrave aux efforts du gouvernement haïtien pour combattre des groupes armés classés par les États-Unis comme Organisations terroristes étrangères (Foreign Terrorist Organizations – FTO).

Selon les autorités américaines, cette décision s’appuie sur l’article 212(a)(3)(C) de l’Immigration and Nationality Act (INA), qui permet d’interdire l’entrée sur le territoire américain à toute personne dont la présence ou les activités pourraient avoir de graves conséquences négatives sur la politique étrangère des États-Unis.

Cette sanction intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Elle tombe après que les autorités américaines avaient déjà adressé de sévères mises en garde aux conseillers présidentiels de la transition, les menaçant de sanctions en cas de renversement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Washington avait alors clairement signifié qu’aucune manœuvre politique visant à déstabiliser l’exécutif de transition ne serait tolérée.

Dans un message au ton ferme, l’administration américaine réaffirme son engagement en faveur de la stabilité d’Haïti et de la lutte contre la violence des gangs. « Le peuple haïtien a trop longtemps souffert de la violence des gangs, des destructions et des rivalités politiques », souligne le communiqué publié par l’ambassade américaine.

L’administration Trump prévient également qu’elle veillera à ce que ceux qui continuent de déstabiliser Haïti et la région rendent des comptes.

Cette annonce jette une ombre lourde sur la crédibilité du Conseil présidentiel de transition, déjà fragilisé par des accusations récurrentes de collusion entre des acteurs politiques et des gangs armés. Elle renforce en outre la pression internationale pour un assainissement réel de la gouvernance et une rupture claire entre pouvoir politique et criminalité organisée en Haïti.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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