Au moment où le Conseil présidentiel de transition traverse une zone de fortes turbulences politiques, le coordonnateur du CPT, Laurent Saint Cyr, et le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé multiplient les apparitions conjointes sur le terrain, notamment sur les dossiers sécuritaires jugés prioritaires par l’État.
Mercredi 27 janvier 2026, les deux responsables, accompagnés du directeur général de la Police nationale d’Haïti, André Jonas Vladimir Paraison, ont effectué une visite officielle à la base principale de la Mission multinationale de soutien à la sécurité. Selon un communiqué de la Présidence, cette démarche vise à réaffirmer la détermination absolue des autorités à rétablir l’autorité de l’État et à neutraliser les gangs armés qui contrôlent plusieurs zones du pays.

Au cours de cette visite de haut niveau, le chef du gouvernement a salué le professionnalisme et la discipline des forces de la mission multinationale, tout en exprimant la reconnaissance officielle de l’État haïtien envers le Kenya, qui assure le leadership de cette force internationale engagée aux côtés de la Police nationale d’Haïti et des Forces armées d’Haïti.
Le communiqué souligne également que le gouvernement poursuit des démarches diplomatiques et opérationnelles en vue du déploiement prochain de la Force de répression des gangs, une force multinationale annoncée comme devant regrouper plus de 5 550 soldats et policiers. Cette structure est appelée à appuyer les forces nationales dans le démantèlement des groupes armés et la sécurisation durable du territoire.
Cette visibilité accrue du duo exécutif intervient dans un contexte politique sensible, marqué par une résolution adoptée par plusieurs membres du Conseil présidentiel de transition demandant le remplacement du Premier ministre. Malgré ces tensions internes, la Présidence affirme que l’action gouvernementale reste orientée vers les priorités sécuritaires, la protection des infrastructures stratégiques et la création des conditions nécessaires au retour à la stabilité institutionnelle.
À travers cette séquence, les autorités cherchent à projeter l’image d’un exécutif mobilisé et opérationnel, alors que la population continue de faire face à une crise sécuritaire et humanitaire majeure, et que les attentes en matière de résultats concrets demeurent élevées.