Port-au-Prince – Le compte à rebours est lancé. À quelques jours du début des épreuves du baccalauréat, le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Dr Vijonet DÉMÉRO, a voulu lever toute incertitude. Vendredi 10 juillet, lors d’une conférence de presse, il a confirmé que les examens d’État se tiendront du lundi 13 au jeudi 16 juillet 2026, conformément au calendrier scolaire. Au total, 118 090 candidats sont attendus dans les centres d’examen à travers le pays.

Pour le titulaire du MENFP, l’organisation de cette session constitue une priorité nationale. Malgré un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans plusieurs régions, il affirme que l’ensemble des préparatifs administratifs, logistiques et sécuritaires est désormais achevé.

Une mobilisation nationale

Les chiffres témoignent de l’ampleur de cette opération. Parmi les 118 090 candidats, 102 878 sont de nouveaux candidats de Secondaire 4, 14 338 sont des recalés de cette même filière et 874 des recalés de la philosophie traditionnelle.

Le département de l’Ouest concentre, comme chaque année, la plus forte cohorte avec 42 623 candidats, soit plus de 41 % de l’effectif national. Le Nord (12 020 candidats) et l’Artibonite (11 947) figurent également parmi les départements les plus représentés.

Le baccalauréat technologique demeure particulièrement restreint cette année. Seuls 23 candidats, tous issus du Lycée Technique Agricole de Cance, dans le département du Sud, composeront dans cette filière spécialisée.

Un dispositif sécuritaire renforcé

Conscient des défis que représente l’organisation d’examens nationaux dans le contexte actuel, le ministre Vijonet DÉMÉRO assure que toutes les institutions concernées ont été mobilisées.

Le ministère de la Justice, la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H) ont, selon lui, confirmé les mesures destinées à garantir le bon déroulement des épreuves sur l’ensemble du territoire.

Le ministre a également salué le leadership du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui a demandé aux institutions gouvernementales, notamment au ministère de l’Économie et des Finances, de fournir les moyens nécessaires afin d’assurer la réussite de cette vaste opération nationale.

« Tous les préparatifs sont bouclés »

Le directeur général du MENFP, professeur Osny Jean Marie, a, pour sa part, confirmé que toutes les fiches d’accès aux examens ont été imprimées et acheminées vers les dix Directions départementales d’éducation en vue de leur distribution aux candidats.

Les centres d’examen sont identifiés, les matériels disponibles et les équipes administratives déjà mobilisées pour accueillir les bacheliers dès lundi.

Le responsable administratif du ministère a profité de cette conférence pour lancer un appel à la responsabilité collective. Parents, enseignants, surveillants et personnels administratifs sont invités à accompagner les candidats dans un climat de sérénité et de discipline.

Tolérance zéro contre la fraude

Les autorités éducatives rappellent que les règles demeurent inchangées.

Le port d’armes est strictement interdit dans les centres d’examen, tout comme l’utilisation de téléphones cellulaires ou de calculatrices programmables. Les contrevenants s’exposent à des sanctions immédiates.

« Les cas de fraude seront sévèrement réprimés », a averti le directeur général du MENFP, invitant les candidats à miser exclusivement sur leur préparation académique.

Un rendez-vous décisif pour plus de 118 000 jeunes

Au-delà des statistiques, cette session du baccalauréat représente un moment charnière pour des milliers de jeunes Haïtiens. Pour beaucoup, ces quatre journées d’épreuves ouvriront la voie vers les études supérieures, les écoles professionnelles ou l’entrée sur le marché du travail.

En affichant sa confiance dans l’organisation de ces examens, le ministre Vijonet DÉMÉRO entend envoyer un message de stabilité et de continuité du service public de l’éducation. Reste désormais à transformer cette préparation en une réussite opérationnelle, afin que chaque candidat puisse composer dans des conditions de sécurité, d’équité et de sérénité sur l’ensemble du territoire national.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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