Couronné par le Prix du Roman Fnac pour C’était ça ou mourir, l’écrivain canado-haïtien de 38 ans fait face à une polémique sur l’utilisation présumée de l’intelligence artificielle. Son éditeur monte au créneau et lui renouvelle sa « confiance absolue ».

À peine consacré, Thélyson Orélien doit déjà défendre sa plume. L’auteur de C’était ça ou mourir, l’un des romans remarqués de cette rentrée littéraire, est accusé sur X d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour écrire son livre. Des accusations qu’il récuse fermement et qui ont provoqué une réaction immédiate de Grasset.

Dans une déclaration transmise mardi 22 septembre à l’AFP, la prestigieuse maison d’édition condamne « fermement tout propos malveillant » à l’égard de son auteur. Grasset dénonce des affirmations présentant comme acquis que le roman aurait été « nourri ou écrit par une IA » et assure renouveler sa « confiance absolue » à l’écrivain.

Une accusation devenue virale

À l’origine de la controverse, le compte anonyme « Balance ton Claude » affirme que C’était ça ou mourir aurait été « presque intégralement » écrit à l’aide de l’intelligence artificielle. L’accusation s’est rapidement propagée sur X, où la publication a dépassé les 3 millions de vues et le millier de partages.

Face au soupçon, Thélyson Orélien avance un argument chronologique. « J’ai commencé à écrire C’était ça ou mourir à l’automne 2017 et j’en ai achevé le premier jet en 2019 », affirme-t-il dans une déclaration rapportée par son éditeur.

L’écrivain revendique surtout la singularité de sa plume et refuse que ses choix stylistiques soient transformés en pièces à conviction : « On peut discuter de mon style, mais faire de ses procédés des preuves d’intelligence artificielle n’a rien à voir avec la critique littéraire. »

La controverse survient au lendemain de l’attribution à Thélyson Orélien du Prix du Roman Fnac 2026. Elle ouvre surtout un débat appelé à prendre de l’ampleur dans l’édition : à l’heure où l’intelligence artificielle brouille les frontières de la création, peut-on réellement confier à des logiciels le soin de déterminer qui, de l’écrivain ou de la machine, tient la plume ?

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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