Le président de « HAÏTI SOLIDAIRE » estime que la prolongation de six mois du mandat de la Force de répression des gangs devra désormais être jugée à l’aune de ses résultats sur le terrain. Il appelle les États membres du Conseil de sécurité à accompagner leur vote de moyens concrets et d’un renforcement des institutions haïtiennes.

Le vote est acquis. Reste désormais l’épreuve du terrain. Au lendemain de la décision du Conseil de sécurité des Nations unies de prolonger jusqu’au 31 mars 2027 le mandat de la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti, Serge Pierre Louis appelle la communauté internationale à dépasser le seul registre diplomatique.

La résolution, défendue par les États-Unis et le Panama, a recueilli mardi 29 septembre douze voix favorables, aucune voix contre et trois abstentions. La Chine, la Russie et le Pakistan n’ont pas soutenu le texte.

Pour le président du parti HAÏTI SOLIDAIRE, cette répartition des voix témoigne de divergences qui ne doivent cependant pas occulter l’urgence sécuritaire haïtienne.

« Douze voix pour, trois abstentions : le mandat de la FRG est prolongé de six mois, mais la confiance politique demeure divisée », observe Serge Pierre Louis.

« Un vote à New York ne protège pas une famille à Gros-Morne »

Le responsable politique interpelle à la fois les trois pays abstentionnistes sur leurs réserves et les douze États ayant voté en faveur de la résolution sur les moyens qu’ils entendent mobiliser.

Car, selon lui, la prolongation du mandat ne prendra tout son sens que si elle s’accompagne de ressources, d’une stratégie opérationnelle et de résultats mesurables pour les populations confrontées à l’insécurité.

« Un vote à New York ne protège pas une famille à Gros-Morne. Un mandat renouvelé ne libère pas un quartier sous contrôle des gangs », insiste-t-il.

Serge Pierre Louis refuse également que la crise haïtienne devienne un simple terrain d’affrontement diplomatique entre grandes puissances.

« Haïti ne peut être le théâtre où les puissances affichent leurs divergences pendant que notre peuple compte ses morts », affirme-t-il.

Six mois à l’épreuve du terrain

Le président de HAÏTI SOLIDAIRE plaide ainsi pour une coopération internationale qui ne se substitue pas aux institutions nationales, mais contribue à renforcer durablement leurs capacités. Il réclame également davantage de transparence sur les moyens engagés et les résultats obtenus.

La prolongation jusqu’au 31 mars 2027 ouvre ainsi une nouvelle séquence de six mois pour la FRG. Aux yeux de Serge Pierre Louis, son bilan ne devra pas se mesurer au nombre de résolutions adoptées à New York, mais à l’évolution concrète de la situation sécuritaire en Haïti.

« La sécurité d’un peuple ne se mesure pas aux résolutions adoptées, mais aux vies protégées », conclut-il.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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