Dans un pays où l’insécurité bouleverse la vie de millions d’Haïtiens, le parti KONKET réclame un calendrier électoral réaliste et des règles claires. Il appelle néanmoins ses candidats à préparer leurs dossiers.

Comment aller aux urnes quand tant de familles ont dû abandonner leur maison et peinent à subvenir à leurs besoins ? C’est cette réalité que le parti KONKET place au cœur de sa déclaration. Signé par son président, Afice Fresnel, et son porte-parole, Munson Jean, le texte exprime une inquiétude devant la situation du pays et les incertitudes qui entourent les élections.

Le parti évoque 1,6 million de personnes déplacées et 6,5 millions de personnes en situation humanitaire critique. Derrière ces chiffres, une question : dans quelles conditions ces citoyens pourront-ils prendre part au scrutin ?

Pour KONKET, les autorités doivent apporter des réponses sur la sécurité, l’aide aux plus vulnérables et l’organisation d’élections libres, honnêtes et inclusives.

Un calendrier qui tienne compte de la réalité

Le parti demande à l’Exécutif et au Conseil électoral provisoire (CEP) de s’entendre sur un niveau de sécurité permettant la tenue des élections. Il réclame également une révision rapide du décret électoral pour l’harmoniser avec la Constitution en vigueur, ainsi qu’un nouveau calendrier donnant aux acteurs le temps de se préparer.

KONKET souhaite aussi des éclaircissements sur le projet d’amendement constitutionnel. Selon sa déclaration, le texte reste indisponible alors qu’il devrait être accessible au moins quatre-vingt-dix jours avant le référendum.

Préparer les dossiers malgré l’incertitude

La formation politique presse surtout le CEP de clarifier la date limite d’inscription des candidats, qu’elle situe au 9 octobre 2026. Elle dénonce un flou qui laisse les partis et les candidats sans réponse précise à l’approche de l’échéance.

KONKET demande à ses membres d’attendre une décision du Conseil au plus tard le 7 octobre. Mais il entend rester dans la course : le cas échéant, il annonce qu’il inscrira tous ses candidats désireux de participer, « quoi qu’il arrive ».

D’ici là, chacun est invité à réunir ses pièces et à préparer son dossier, malgré les obstacles. Le parti se prépare donc au scrutin tout en demandant aux autorités d’en rendre les conditions plus claires et plus crédibles.

Son appel à l’entente et à la solidarité renvoie finalement à la même exigence : permettre aux Haïtiens, y compris aux plus éprouvés par la crise, de prendre part au choix de leurs dirigeants.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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