Le calendrier électoral recule. Pour Nélus Néruis, cela ne saurait donner un sursis automatique au gouvernement. Dans une déclaration publiée sur Facebook, le principal dirigeant de « La Pè pou Ayiti », membre de la Coalition des forces républicaines (CFR), conteste le droit d’Alix Didier Fils-Aimé et de son équipe à décider seuls des prochaines échéances.
Selon lui, le report des élections impose un nouveau consensus politique. L’accord qui donnait « un semblant de légitimité » au gouvernement ne correspond plus à la réalité du pays, estime-t-il. Il appelle à une autre gouvernance, fondée sur le dialogue, l’équilibre, la neutralité et la confiance.
À l’approche des deux ans de Fils-Aimé à la Primature, le responsable politique dresse un réquisitoire : le gouvernement n’aurait apporté aucune amélioration, tandis que des forces étrangères doivent venir au secours de la population. Pour Nélus Néruis, la discussion ne peut donc se limiter à fixer une nouvelle date de scrutin. Elle doit aussi porter sur ceux qui conduiront le pays jusque-là.