L’ancien Premier ministre Claude Joseph a vivement critiqué la volonté du chef du gouvernement, Alix Didier Fils-Aimé, de modifier la composition du Conseil électoral provisoire (CEP), lors de son intervention à l’émission Invitée du Jour sur Radio Vision 2000, le lundi 23 mars 2026.

Selon le leader du parti EDE (Engagés pour le Développement), cette démarche s’inscrit dans une logique politique partisane, susceptible de fragiliser davantage un climat déjà marqué par l’instabilité. Il estime que toute tentative de recomposition institutionnelle dans le contexte actuel doit répondre à un impératif de consensus national, et non à des intérêts de clan.

L’ancien ministre des Affaires Étrangères a également souligné que l’enregistrement du parti EDE en vue de sa participation aux prochaines élections constitue « un acte de responsabilité politique », visant à accompagner le processus électoral. Toutefois, il met en garde contre toute initiative des autorités en place qui pourrait compromettre la crédibilité de ce processus.

Tout en réaffirmant son attachement au Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, l’ ancien chef gouvernement prévient que des décisions unilatérales, notamment en matière de recomposition du CEP, risquent d’aggraver la crise politique et d’éloigner davantage la perspective d’élections crédibles.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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