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Port-au-Prince, 13 février 2026 — Le Syndicat des Employés Civils du Ministère de la Défense a officiellement saisi l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) et l’Office de Management et des Ressources Humaines (OMRH) afin de dénoncer des actes présumés de corruptions, ainsi que des sanctions, abus administratifs et menaces visant plusieurs fonctionnaires. Ces dénonciations mettent directement en cause le ministre de la Défense, Jean Michel Moïse, ainsi que certains de ses proches collaborateurs.   

Une double saisine pour des faits jugés graves

Dans une correspondance officielle adressée au Directeur général de l’ULCC, le syndicat sollicite l’ouverture d’une enquête sur des actes présumés de corruptions à grande échelle au sein du Ministère de la Défense. Le document évoque une situation jugée « extrêmement préoccupante » et appelle à l’intervention urgente de l’institution chargée de lutter contre la corruption. 

Parallèlement, une lettre adressée à l’OMRH dénonce des irrégularités administratives graves et demande à l’institution de vérifier la légalité des décisions prises contre plusieurs employés. 

Des sanctions financières et disciplinaires dénoncées comme abusives

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Selon le syndicat, plusieurs fonctionnaires ont été victimes de sanctions administratives et financières considérées comme arbitraires, notamment :

Retrait de deux mois de salaire pour certains employés Retrait d’un mois de salaire pour d’autres Retrait partiel équivalant à cinq trentièmes du salaire Lettres de blâme jugées injustifiées Menaces de révocation visant des employés

Le syndicat affirme que ces mesures constituent des actes d’abus et de représailles visant à réduire au silence des agents ayant dénoncé des irrégularités.   

Plusieurs employés directement affectés

Les correspondances identifient plusieurs employés qui auraient été directement sanctionnés :

Peterson Azor Watnel Jacques Léonès Jean-Charles Frantz Nozard Ortila Dieuperam Yvenet Pierre 

Selon le syndicat, ces employés ont subi des pertes financières importantes et des mesures disciplinaires injustifiées.

Le ministre Jean Michel Moïse directement mis en cause

Le syndicat affirme que le ministre Jean Michel Moïse serait au cœur des décisions ayant conduit à ces sanctions et à ces menaces. Il l’accuse également, ainsi que certains proches collaborateurs, d’être impliqués dans des actes présumés de corruptions dénoncés auprès de l’ULCC.

Ces accusations placent désormais le ministre au centre d’une affaire susceptible de déclencher une enquête anticorruption officielle.

À ce jour, aucune réaction publique du ministre n’a été enregistrée.

Une affaire désormais entre les mains des institutions de contrôle

La saisine de l’ULCC transforme ce qui n’était qu’un conflit interne en une affaire d’État. Jean Michel Moïse fait désormais face à des accusations graves de corruptions, d’abus et de menaces. Dans n’importe quel État de droit, de telles accusations suffiraient à provoquer une démission immédiate. La question n’est plus de savoir si le ministre est fragilisé, mais combien de temps il pourra encore résister à la pression d’un scandale qui menace d’emporter sa carrière.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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