Port-au-Prince, le lundi 2 février 2026
Les conseillers présidents Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils ont lancé, ce dimanche 1er février 2026, les assises de suivi du dialogue politique inter haïtien, dans un hôtel de Pétion Ville. L’initiative, prévue sur trois jours, du 1er au 3 février, réunit des représentants de secteurs politiques, religieux, syndicaux et de la société civile.
Selon les organisateurs, ces assises visent à poursuivre les discussions engagées dans le cadre de la transition politique, à quelques jours de l’échéance du 7 février, date symbolique dans le calendrier institutionnel haïtien. À l’ouverture des travaux, Edgard Leblanc Fils a plaidé en faveur d’un nouvel accord politique, qu’il considère comme un cadre nécessaire pour redéfinir la gouvernance nationale et clarifier le mandat des autorités au-delà de cette date.
Plusieurs centaines de participants ont pris part à la séance inaugurale. Parmi les personnalités politiques présentes figurent l’ancien député Antoine Rodon Bien Aimé ainsi qu’Esaïe Beauchard, dirigeant du ROSPO et ancien maire de Cité Soleil.

Ces assises interviennent dans un contexte politique marqué par des tensions internes au sein du Conseil présidentiel de transition. La tentative de révocation du premier ministre Alix Didier Fils Aimé par certains membres du Conseil n’a pas abouti. Dans la foulée, des sanctions américaines ont visé des conseillers impliqués dans cette démarche, selon des annonces officielles de Washington.
Parallèlement, des émissaires et personnalités de la CARICOM poursuivent des consultations avec des acteurs politiques haïtiens afin de faciliter un consensus autour de la poursuite de la transition et de la stabilité institutionnelle.
À ce stade, aucune feuille de route détaillée ni mécanisme formel de mise en œuvre des conclusions attendues de ces assises n’a été rendu public. Les résultats des travaux, annoncés pour le 3 février, devraient préciser les orientations retenues par les participants et la position du Conseil présidentiel de transition à l’approche de l’échéance du 7 février.