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Jean Michel Moïse, ministre de la Défense, lourdement mis en cause dans un vaste scandale de corruption

Dans le cadre de sa croisade contre la corruption au sein du ministère de la Défense, Jean Ronel Sistanis, directeur général dudit ministère, a été invité ce mercredi 11 février par le responsable de l’unité de monitoring et d’investigation du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, au sein du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH).

Lors de cette rencontre, les discussions ont notamment porté sur les récentes déclarations publiques faites par Jean Ronel Sistanis lui-même, à l’occasion d’un point de presse tenu le lundi 2 février dernier, au cours duquel il avait dénoncé de graves faits de corruption et de mauvaise gestion au sein du ministère de la Défense. À l’issue de la réunion, le haut responsable du BINUH s’est engagé à tout mettre en œuvre afin que la lumière soit pleinement faite sur ce dossier.

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Selon nos informations, plusieurs diplomates suivent de très près cette affaire de corruption qualifiée par plus d’un observateur de quasi-industrielle au sein de ce ministère régalien. Il convient de rappeler que de nombreuses autorités administratives indépendantes, instances judiciaires et organisations de défense des droits humains ont déjà été officiellement saisies de ce dossier explosif.

Parmi elles figurent notamment l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), le juge d’instruction Esaïe Pierre Louis, la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), ainsi que le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). Plusieurs organisations de la société civile et de défense des droits humains se sont également mobilisées, dénonçant l’ampleur des faits et réclamant que justice soit rendue.

Hier encore, le Syndicat des employés civils du ministère de la Défense est venu enfoncer le dernier clou dans le cercueil politique du ministre Jean Michel Moïse, qu’il accuse ouvertement de corruption systémique, de mauvaise gouvernance et de dilapidation des ressources publiques.

Ces révélations choquent profondément les Haïtiens et les Haïtiennes, mais suscitent également une vive inquiétude au sein des ambassades et des organisations internationales accréditées à Port-au-Prince.

Aujourd’hui, pour de nombreux observateurs, la question n’est plus de savoir si Jean Michel Moïse sera écarté du gouvernement, mais quand il devra répondre de ses actes devant la justice.

Une certitude demeure : ce dossier s’impose désormais comme l’un des plus sensibles de l’actualité politique haïtienne et mobilise l’attention tant au niveau national qu’international.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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