PARIS — À l’appel du mouvement citoyen Noubouke, une marche internationale rassemblera, le samedi 7 février 2026, des collectifs citoyens, organisations de la diaspora et acteurs de la société civile venus de plusieurs régions du monde. Prévue au départ de la place de la Nation à 14 heures, avec une arrivée à la place de la République, la mobilisation entend dénoncer les guerres, le racisme structurel et les formes contemporaines de domination, tout en affirmant le droit des peuples à la souveraineté, à la paix et à l’autodétermination.
Une marche déclarée, encadrée et assumée
Déclarée en préfecture et organisée sous la responsabilité de ses initiateurs, la Marche des peuples se veut à la fois pacifique, responsable et inclusive. Selon Noubouke, il s’agit de créer un espace d’expression collective capable de fédérer des luttes souvent fragmentées, portées par des peuples confrontés à des réalités différentes mais à des mécanismes de domination similaires.
La mobilisation réunira des organisations issues des Caraïbes, d’Haïti, de Palestine, du Congo, du Venezuela, du Soudan, de Kanaky, de Colombie, du Pérou ainsi que d’autres territoires marqués par des conflits armés, des crises politiques prolongées ou des formes persistantes d’exploitation économique.

Dénoncer les guerres et les dominations systémiques
Au cœur du message porté par la marche figure une dénonciation explicite des guerres contemporaines, mais aussi des logiques structurelles qui les alimentent : racisme, impérialisme, sanctions économiques, occupations militaires et ingérences politiques.
Les organisateurs entendent rappeler que la paix ne peut être réduite à l’absence de combats armés, et qu’elle implique nécessairement la reconnaissance de la dignité des peuples et de leur capacité à décider librement de leur avenir.
« La paix n’est pas un silence imposé par les armes. La dignité des peuples ne se négocie pas sous les bombes, les sanctions, l’occupation ou l’exploitation », soulignent les collectifs engagés dans l’initiative.
Rendre visibles les conflits relégués au second plan
La marche ambitionne également de rompre avec la hiérarchisation médiatique des conflits. Pour Noubouke, certaines crises restent invisibilisées, faute d’intérêt géopolitique majeur ou de relais médiatiques suffisants, alors même qu’elles affectent durablement des millions de personnes.
En mettant côte à côte des luttes venues de différents continents, les organisateurs revendiquent une lecture globale des violences contemporaines et affirment que les combats pour la souveraineté, la justice sociale et l’autodétermination sont interdépendants.
Haïti, une date et un symbole politique fort
Le choix du 7 février confère à la mobilisation une dimension particulière pour Haïti. Cette date marque un moment central de l’histoire politique récente du pays. À travers ce rappel symbolique, le mouvement Noubouke entend dénoncer toute confiscation de la souveraineté populaire, qu’elle soit le fait de la corruption interne, de la violence armée ou de la tutelle internationale.
« Le pouvoir appartient au peuple. La souveraineté se construit collectivement, dans la paix et la justice sociale », insistent les organisateurs.
Ce message, centré sur Haïti, s’inscrit dans une perspective plus large : celle du refus de toutes les formes de domination qui entravent l’expression démocratique des peuples.
Un appel large à la société civile
La Marche des peuples s’adresse à l’ensemble des citoyennes et citoyens, aux diasporas, aux syndicats, aux collectifs militants, aux artistes, aux jeunes et aux anciens. Les initiateurs appellent à une participation massive, dans un esprit d’unité, de solidarité et de responsabilité collective.
L’objectif affiché est clair : transformer l’espace public en une tribune politique mondiale, capable de porter un message de paix sans ambiguïté et de rappeler que la justice et la dignité ne peuvent être sacrifiées au nom des rapports de force internationaux.

Informations pratiques
Date : Samedi 7 février 2026 Heure de départ : 14h00 Ville : Paris Parcours : Place de la Nation → Place de la République Contact (mouvement Noubouke) : 07 45 03 49 65