Alors que des bombardements attribués aux États-Unis et à Israël frappaient les environs de Téhéran, le président iranien Massoud Pezeshkian est apparu vendredi au cœur d’une importante manifestation pro-gouvernementale dans la capitale iranienne.
Accompagné notamment de l’ancien responsable de sécurité Ali Larijani et du chef de la diplomatie Abbas Araghchi, le président a défilé dans les rues malgré les fortes explosions entendues à proximité.

La manifestation, organisée comme chaque année lors du dernier vendredi du mois sacré du Ramadan en soutien aux Palestiniens, a rassemblé une foule dense. Les manifestants ont scandé « Mort à l’Amérique » et brûlé des drapeaux israéliens, brandissant des pancartes visant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Selon les médias iraniens, au moins une femme a été tuée dans l’un des bombardements sur la capitale.
Cette démonstration de défi intervient alors que la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël s’intensifie. D’après le Pentagone, plus de 15 000 cibles auraient déjà été frappées depuis le début du conflit, qui perturbe désormais l’équilibre sécuritaire et le commerce dans toute la région.
Ali Larijani a accusé Washington d’avoir sous-estimé la détermination iranienne :
« Trump ne comprend pas que le peuple iranien est une nation courageuse et déterminée. Plus la pression augmente, plus notre détermination se renforce. »
Pendant ce temps, le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei, désigné après la mort de son père Ali Khamenei dans une frappe le 28 février, reste absent de la scène publique.