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— La formation du gouvernement Fils-Aimé II se heurte à d’intenses tractations politiques. En toile de fond : une lutte d’influence entre les camps proches de Michel Martelly et de Jean-Bertrand Aristide, chacun réclamant trois portefeuilles ministériels. Une équation délicate pour le Premier ministre, contraint de temporiser.

La publication de la liste du gouvernement Fils-Aimé II, initialement attendue ce week-end, pourrait être reportée. Selon des informations concordantes, les partis Fanmi Lavalas et le PHTK exigeraient chacun trois ministères au sein du prochain cabinet.

Cette revendication suscite des tensions au sein des autres partis signataires du Pacte pour la stabilité et l’organisation des élections, également désireux d’obtenir une représentation dans l’équipe gouvernementale. Le nombre limité de portefeuilles disponibles complique davantage les négociations.

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer politique. D’après nos sources, il doit rencontrer ce samedi des proches de Michel Martelly ainsi que des représentants de l’entourage de Jean-Bertrand Aristide, dans l’espoir de dégager un compromis.

En coulisses, les discussions s’intensifient. Derrière la bataille des ministères se joue un rapport de force plus large : celui de l’influence politique dans la transition en cours.

Alors que le pays fait face à une crise sécuritaire et institutionnelle persistante, l’opinion publique attend toujours la mise en place d’un gouvernement capable d’apporter des réponses concrètes.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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