Après onze jours de guerre contre l’Iran, l’alliance stratégique entre les États-Unis et Israël montre ses premières fissures. Selon des informations rapportées par le média américain Axios, l’administration de Donald Trump aurait vivement réagi aux frappes israéliennes visant des dépôts de carburant à Téhéran durant le week-end.

Ces bombardements, qui ont plongé la capitale iranienne dans un épais nuage de fumée toxique, auraient surpris Washington par leur ampleur. Des responsables américains auraient exprimé leur mécontentement à leurs homologues israéliens, estimant que ces attaques risquaient de perturber le marché pétrolier et d’alimenter la flambée des prix de l’essence aux États-Unis.

Selon un conseiller proche de Donald Trump, le président américain n’aurait « pas apprécié » l’opération. La Maison-Blanche redoute en effet l’impact économique et politique d’une crise énergétique à quelques mois des élections de mi-mandat.

Même certains alliés du président, comme le sénateur républicain Lindsey Graham, ont appelé Israël à faire preuve de prudence dans le choix de ses cibles, soulignant que l’économie pétrolière de l’Iran pourrait être cruciale pour la reconstruction du pays si le régime venait à s’effondrer.

Cette tension intervient alors que l’opinion publique américaine se montre de plus en plus sceptique face à cette guerre. Un sondage Quinnipiac révèle que 53 % des Américains s’opposent à l’intervention militaire contre l’Iran, tandis que 44 % estiment que Washington soutient trop Israël.

Alors que sept soldats américains ont déjà été tués dans des représailles iraniennes, la question se pose désormais à Washington : jusqu’où les États-Unis sont-ils prêts à suivre Israël dans cette guerre ?

Si l’alliance entre les deux pays reste solide, les premières divergences stratégiques pourraient bien annoncer une nouvelle phase de tensions diplomatiques au cœur d’un conflit qui continue de secouer le Moyen-Orient.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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