Haïti reprend à peine son souffle, et déjà certains veulent lui remettre la tête sous l’eau.
Notre sélection nationale vient de décrocher une qualification historique pour la Coupe du monde 2026. Un exploit qui redonne un peu de fierté dans un pays où la joie est devenue un luxe.
Dans le même temps, la PNH — sous l’impulsion de Jean Vladimir Paraison et d’Alain Auguste — enchaîne les opérations majeures contre les gangs de Viv Ansanm. Mirebalais, Croix-des-Bouquets : des bastions criminels secoués comme jamais. Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé assume ce combat et soutient ouvertement la ligne de fermeté.
Le pays commence à sortir la tête de l’eau.
Alors, que fait le Conseil présidentiel de Transition ?
Il choisit de saboter.
Révoquer le Premier ministre ? Un réflexe de panique, pas de gouvernance
Pourquoi cette obsession, devenue presque maladive, de vouloir renverser Fils-Aimé maintenant ?
Parce que le calendrier leur échappe.
Parce que le 7 février 2026 arrive, et qu’il reste 77 jours.
Parce que certains conseillers, au lieu d’assumer le mandat de transition que le pays leur a confié, pensent pouvoir sauver leur carrière en sacrifiant un Premier ministre… qui, lui, produit des résultats.
Changer de gouvernement à quelques semaines de la fin : voilà leur grande idée.
Une manœuvre aussi irresponsable que pathétique.
Calmer la crise politique en jetant un pion ?
Voilà leur vision de l’État.
Et pendant ce temps, les vrais problèmes restent bien à l’abri
Ce qui choque, ce n’est pas seulement l’acharnement.
C’est le silence sur les vrais dossiers.
Trois conseillers impliqués dans le scandale de la BNC ? Toujours en poste.
Le ministre de la Défense, Jean Michel Moïse ? Toujours là.
La ministre des Sports, Sarah Octavius , pourtant citée dans des affaires suffisamment graves pour mobiliser l’ULCC et la justice ? Toujours bien installée à son bureau.
Pas de communiqué.
Pas d’explication.
Pas même une gêne.
Il semble que l’exigence de moralité ne s’applique qu’aux autres.
Le Conseil a ses indulgences. Et ses zones d’ombre.
Un Conseil qui pense à lui, pas au pays
Ce qui transparaît, c’est une absence totale de sens de l’État.
Une incapacité chronique à comprendre la gravité du moment.
Un réflexe constant : protéger les intérêts, pas la nation.
Qu’on ne s’y trompe pas : cette tentative de déstabilisation du gouvernement n’a rien à voir avec l’efficacité, la gouvernance ou la reddition de comptes.
Elle a tout à voir avec la préservation d’intérêts personnels.
Et avec la peur — la peur de ce que la lumière pourrait révéler si elle continue de s’approcher.
Pendant que le pays avance, eux freinent. Toujours.
La transition exige stabilité, cohérence, continuité.
Elle exige que l’on protège ce qui fonctionne, au lieu de casser machinalement ce qui commence à donner des résultats.
Mais le Conseil présidentiel semble avoir un talent particulier : celui de transformer chaque avancée en menace, chaque progrès en problème, chaque responsabilité en caprice politique.
Haïti a besoin d’un État.
Le Conseil se comporte comme un club de survie personnelle.
Et c’est bien là tout le drame.