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Dans une tribune à « Alternance Média », Jean-Pierre Rodrigue Mathieu, recteur et fondateur de l’Université Royale d’Haïti (URH), dénonce ce qu’il qualifie d’abus d’autorité et de dérives administratives au sein de la Direction de Formation et de Perfectionnement en Sciences de la Santé (DFPSS) du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP).

« Le Rectorat de l’URH ne saurait désormais recevoir aucune visite de personnes issues d’un quelconque ministère pour des démarches jugées insignifiantes. »

Le Recteur de l’Université Royale d’Haïti choisit d’éclairer tous sur une donnée qui retient l’attention.
Il s’agit du transfert de l’ancien directeur de la DFPSS/MSPP, qui erre dans certaines stations de presse exposant ses frustrations, comme pour montrer que la chose publique est sa spécialité incontestable.

Ce monsieur, qui exposait sur les ondes de Radio Caraïbes, se fait passer pour un homme honnête, propre et d’honneur, c’est-à-dire de grande valeur.
Sa longue carrière dans cette direction a pourtant contribué à des injustices criantes qui s’expliquent ainsi :

  1. Il établit un pré-internat, comme pour montrer son savoir-faire.
  2. L’internat qui y fait suite est lourdement payé, comme le pré-internat.
  3. Il fait également payer le service social.
  4. Il méprise les actes légaux et antérieurs posés par les autorités.
  5. Il s’immisce dans la question de la reconnaissance nationale des entités d’enseignement supérieur, sans que cela soit l’attribution du MSPP, et distribue des papiers appelés « reconnaissance », tantôt pour deux ans à certains, tantôt pour trois ans à d’autres.
  6. Or, nul n’ignore que la reconnaissance est un acte définitif qui ne saurait être modifié.

Donc, il est enseigné que le MSPP, n’étant pas une personne juridique, aucune de ses reconnaissances n’est légale.
Cet homme évince à volonté ceux issus d’une institution dont les autorités académiques ne sont pas de son appréciation.
Il n’obéit pas aux ordres des autorités supérieures qui tranchent au nom de la loi. Ainsi s’installe l’anarchie administrative.

Il empiète sur l’attribution du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle, qui possède seul cette mission.
Ce bonhomme tergiverse et, avec indécence, opère au mépris des principes qui établissent les règles à appliquer.

Un ministre de la Santé publique avait écrit, dans une dépêche en date du 21 février 2006, relative à cette question, qu’il existe un vide légal. Deux ministères sont concernés : le ministère de l’Éducation nationale pour l’enseignement de la médecine et le Ministère de la Santé Publique et de la Population pour la pratique médicale.

Le ministre poursuit : « Étant donné que la faculté de médecine de l’Université Royale d’Haïti détient déjà un droit acquis la licence de fonctionnement délivrée en août 1994 en vertu des dispositions de la Constitution de mars 1987 , il n’est pas question pour le MSPP de lui ravir ce privilège. »

Cependant, plus tard, en 2008, au MSPP, ils viennent avec une DFPSS ayant pour projet de délivrer des reconnaissances en médecine auxquelles on est appelé à se conformer.
La réponse du Recteur de l’Université Royale d’Haïti avait été de leur rappeler que cette institution d’enseignement supérieur possède déjà sa reconnaissance définitive, appert la loi de 1960 et la Constitution de 1987. L’État lui a délivré cette reconnaissance pleinement et entièrement, en vertu des articles 208, 211 et 211-1 de la Charte nationale.
Le Recteur fait valoir que les droits acquis sont inaliénables et que les mesures légales ne rétroagissent pas.

Une fois cette réponse communiquée à ces hommes du MSPP, ils mettent un accent aigu sur leur plan de persécution, exprimé ainsi : blocage systématique de l’internat, publication de listes sans mentionner l’URH.
Cette stratégie demeure un pion sur l’échiquier pour affaiblir l’institution, provoquant ainsi des défections majeures d’étudiants.

En janvier 2014, une équipe du MSPP, dirigée par la Dre Eunice Dérivois, alors directrice de la DFPSS, était venue à l’URH pour une évaluation qui a duré cinq jours. Cette démarche n’aurait jamais dû être envisagée dans une institution déjà évaluée pour sa reconnaissance définitive. Quoi qu’il en fût, ils avaient été bien accueillis. Les autorités du Palais national étaient intervenues et avaient rendu une décision mettant fin à ce conflit latent, sans fondement réel, que le fieffé directeur de la DFPSS a ensuite récidivé à son avantage.

Le Rectorat de l’URH ne saurait désormais recevoir aucune visite de personnes issues d’un quelconque ministère pour des démarches jugées insignifiantes. Le Rectorat réclame le retour de ses étudiants à l’Hôpital Saint-Michel de Jacmel, conformément à l’accord-cadre signé avec le Ministère de la Santé Publique et de la Population le 8 janvier 2019, qui reconnaît à ses finissants le droit d’y réaliser l’internat et les stages réguliers. De toute façon, l’Hôpital de Jacmel est la part reconnue de l’Université Royale d’Haïti.

Or, le MSPP n’a jamais été un ministère ayant droit d’exercer sur la médecine, qui relève uniquement de l’enseignement supérieur (principe universel).
La DFPSS/MSPP n’a aucun rôle de contrôle institutionnel dans cette question et n’est pas une instance de formation et d’éducation. Comment peut-elle prétendre intervenir pour délivrer des reconnaissances parallèlement au ministère de l’Éducation ?
Il n’a jamais existé de reconnaissance accessoire ni parallèle pour une seule et même discipline.

Le directeur de la DFPSS au MSPP, jaloux des entreprises légales du Palais national, s’adonna à un calcul politique pour tout chambarder.
Il créa en 2021 un consortium appelé : « Consortium des Universités Royale, Épiscopale et Mont Everest CUREME ».

Défendant les droits de l’institution contre les manœuvres de ce directeur, il s’acharna jusqu’à procéder à des publications en octobre contre l’URH.
Et le vin est tiré. Sa velléité est enfin réalisée : tous les étudiants n’y reviennent pas et les demandes d’admission n’existent plus.

Une université qui a déjà trente-sept ans, et pour le maintien de laquelle d’énormes sacrifices sont consentis afin de tenir malgré les déboires provoqués tant par les conjonctures que par les persécutions latentes des gens du MSPP, se trouve aujourd’hui encore aux prises, sous son toit, avec un homme qui confond emploi et arbitraire.

Cette publication, axée sur la vengeance, doit attirer l’attention de l’État pour punir l’homme.
L’Université Royale d’Haïti, autorisée en octobre 1990 et licenciée en septembre 1994, a permis à d’autres universités de naître avec la médecine, qui se multiplie actuellement.

L’homme combat l’institution parce que le Recteur lui avait déclaré que la reconnaissance, on l’a déjà.
Il ne peut y avoir, en ce qui concerne l’URH, aucune rétroactivité.

Jean-Pierre Rodrigue Mathieu
Fondateur de l’Université Royale d’Haïti

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