Les États-Unis ont annoncé, jeudi 12 mars, une autorisation temporaire permettant la vente de pétrole russe stocké à bord de navires, une mesure exceptionnelle liée aux tensions actuelles sur le marché mondial de l’énergie.
Cette licence délivrée par Washington autorise la commercialisation, jusqu’au 11 avril, de pétrole brut et de produits pétroliers russes chargés sur des navires avant le 12 mars. Selon le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, cette décision vise à augmenter l’offre mondiale de pétrole dans un contexte de forte perturbation des flux énergétiques.
La mesure intervient alors que le détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial, est fortement perturbé après les frappes israélo-américaines contre l’Iran. Cette situation a provoqué une flambée des prix de l’énergie et inquiète les marchés internationaux.
Du côté de Moscou, l’émissaire économique du Kremlin, Kirill Dmitriev, a salué cette décision, affirmant que la stabilité du marché énergétique mondial reste impossible sans le pétrole russe.
Cependant, Washington insiste sur le caractère strictement temporaire de cette autorisation et assure qu’elle ne devrait pas générer de revenus significatifs pour la Russie, dont les recettes pétrolières et gazières sont actuellement à leur plus bas niveau depuis le début de la guerre en Ukraine.
En Europe, la position reste ferme. Lors d’une réunion du G7, le président français Emmanuel Macron a rappelé que le blocage du détroit d’Ormuz ne justifie pas un allègement durable des sanctions contre Moscou, réaffirmant le soutien des pays du G7 à l’Ukraine.