Le rappeur haïtiano-américain Prakazrel “Pras” Michel, membre fondateur du légendaire groupe Fugees, a été condamné jeudi 20 novembre à quatorze ans de prison par un tribunal fédéral américain. Il lui est reproché d’avoir acheminé illégalement des fonds étrangers vers la campagne de réélection de l’ancien président Barack Obama, en 2012, selon plusieurs médias américains.

Une affaire qui secoue l’industrie musicale et la diaspora haïtienne

Pras Michel, artiste mondialement reconnu et figure emblématique de la diaspora haïtienne aux États-Unis, était accusé d’avoir servi d’intermédiaire dans le transfert de plusieurs millions de dollars en provenance d’un homme d’affaires malaisien, destinés à influencer la campagne de Barack Obama. Ces contributions, en raison de leur origine étrangère, sont strictement illégales selon la législation américaine.

Au terme d’un long procès, la juge fédérale Colleen Kollar-Kotelly a retenu contre l’artiste plusieurs chefs d’accusation liés au financement politique illégal, au lobbying clandestin et à la dissimulation de fonds.

Une peine jugée “totalement disproportionnée”

L’avocat du rappeur, Peter Zeidenberg, a immédiatement dénoncé une décision « totalement disproportionnée par rapport à l’infraction ». Selon lui, la sanction infligée à son client dépasse de loin ce que prévoyait la grille de peine habituelle pour ce type de délit.

Pras Michel, qui a choisi de ne pas s’exprimer avant l’annonce de sa sentence, a fait savoir par l’intermédiaire de son avocat qu’il fera appel de la condamnation et de la peine prononcée.

Un tournant dans la carrière d’une icône musicale

Membre essentiel des Fugees, groupe phare des années 1990 aux côtés de Lauryn Hill et Wyclef Jean, Pras Michel a marqué l’histoire du hip-hop américain. Sa condamnation constitue un choc dans le monde musical et soulève de nombreuses questions sur les liens entre célébrités, influence politique et financements internationaux.

Sa condamnation marque un tournant spectaculaire dans une affaire où s’entremêlent célébrité, influence politique et argent étranger. Alors que son équipe juridique prépare l’appel, le dossier Pras Michel s’annonce déjà comme l’un des procès les plus scrutés de ces dernières années, révélateur des zones d’ombre persistantes dans le financement de la vie politique américaine.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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