Une attaque meurtrière relance la croisade migratoire de l’administration Trump, qui suspend l’asile et durcit les contrôles visant notamment les ressortissants haïtiens et afghans.

À la suite de l’attaque armée qui a coûté la vie à une militaire de la Garde nationale mercredi à Washington, l’administration Trump a annoncé un nouveau durcissement spectaculaire de sa politique migratoire, marquant un tournant sécuritaire assumé.

Suspension totale des décisions d’asile

Vendredi, le directeur des services de l’immigration, Joseph Edlow, a déclaré sur X que « toutes les décisions » d’octroi de l’asile sont gelées jusqu’à ce que chaque demandeur fasse l’objet d’un « contrôle extrêmement strict ».

Ce blocage intervient alors que la Maison Blanche avait déjà ramené le nombre de réfugiés admis aux États-Unis à 7 500 par an, contre 100 000 sous Joe Biden.

Parallèlement, le département d’État a annoncé la suspension de la délivrance de visas pour tout détenteur de passeport afghan, une mesure justifiée par le secrétaire d’État Marco Rubio, évoquant « la priorité absolue de la protection de la nation ».

L’attaque qui a tout déclenché

Le suspect, Rahmanullah Lakanwal, 29 ans, ressortissant afghan arrivé en 2021 après avoir travaillé avec les forces américaines, a ouvert le feu sur deux jeunes militaires de la Garde nationale à Washington, dans ce que les autorités décrivent comme une attaque « ciblée ».

Sarah Beckstrom, 20 ans, a succombé à ses blessures. Andrew Wolfe, 24 ans, reste dans un état critique.

Lakanwal, arrêté immédiatement après les faits, devrait être inculpé d’assassinat, la justice fédérale envisageant la peine de mort.

Une réaction politique immédiate

Quelques heures après l’annonce du décès de la militaire, Donald Trump a déclaré sur Truth Social vouloir bloquer “l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde”.

Interrogés, les services d’immigration renvoient à une liste existante de 19 pays “jugés préoccupants”, parmi lesquels :

Afghanistan HaĂŻti Iran Venezuela Somalie Soudan Syrie

Plus de 1,6 million de résidents permanents aux États-Unis (soit 12 % des titulaires de carte verte) proviennent de cette liste, dont 116 000 Afghans.

Le profil du suspect

Selon plusieurs médias américains, Rahmanullah Lakanwal aurait appartenu aux « unités zéro », forces spéciales afghanes engagées contre les talibans et des groupes jihadistes.

Son dossier avait été « vérifié à de multiples reprises », affirme Shawn VanDiver, ex-militaire et responsable de l’ONG AfghanEvac.

Le suspect avait demandé l’asile sous l’administration Biden, mais sa demande a été approuvée après l’arrivée de Trump au pouvoir.

Depuis 2021, près de 190 000 Afghans ont été accueillis aux États-Unis après la chute de Kaboul.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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