Villa d’accueil, 25 novembre 2025 — Le Conseiller-Président Fritz Alphonse Jean a tenu ce mardi une conférence de presse à Viladakèy pour répondre à la note récente des autorités américaines. Accusé d’entretenir des liens avec des groupes armés, l’ancien gouverneur de la Banque centrale a fermement rejeté ces allégations qu’il qualifie de “manœuvres visant à salir son nom et à détourner le débat national de l’essentiel”.
“Je ne suis associé à aucun gang, ni de près ni de loin”
Face aux journalistes, Fritz Alphonse Jean s’est voulu catégorique :
“Je ne suis associé à aucun gang, ni de près ni de loin. Ces accusations mensongères ne changeront en rien mon engagement. Je continuerai à lutter, jusqu’au bout, pour restaurer la dignité de notre pays.”
Il rappelle que son parcours professionnel, national comme international, a toujours été guidé par les principes de transparence et d’intégrité.
Washington insiste : l’Ambassade américaine affirme détenir des éléments probants
Mais malgré ce démenti public, l’Ambassade des États-Unis, dans sa note officielle, maintient sa position et affirme disposer d’“éléments crédibles” liant Fritz Alphonse Jean à des acteurs armés non étatiques. Les autorités américaines rappellent qu’elles ne publient pas ce type d’accusations “sans fondement ni documentation”.
Cette fermeté de Washington place le Conseiller-Président sous une pression politique et diplomatique sans précédent.
Une conférence de presse ne suffit pas
À Alternance Média, nous estimons que la communication ne peut pas, à elle seule, répondre à des accusations d’une telle gravité. Si Fritz Alphonse Jean se dit innocent — et il en a pleinement le droit —, il lui revient également de prendre toutes les démarches nécessaires pour le prouver :
solliciter officiellement la documentation ou les preuves évoquées par l’Ambassade américaine ; demander une enquête indépendante, locale ou internationale ; se mettre à la disposition des juridictions compétentes ; publier tout élément susceptible de clarifier sa situation.
Une simple déclaration publique, même ferme, ne suffit pas à apaiser les inquiétudes ni à rétablir la confiance dans un environnement aussi fragile que celui d’Haïti.
L’enjeu dépasse un individu : il touche la crédibilité de l’État
Le statut institutionnel de Fritz Alphonse Jean — Conseiller-Président au sein de la transition — impose un niveau d’exigence plus élevé que celui d’un simple acteur politique.
La moindre suspicion, si elle n’est pas dissipée avec rigueur, peut fragiliser le CPT, qui est déjà sous respiratoire artificiel,alimenter les spéculations et affaiblir la crédibilité d’Haïti auprès de ses partenaires.
Alternance Média réaffirme : si Fritz Alphonse Jean n’est pas coupable, il doit aller au-delà des mots et entreprendre des actions concrètes pour défendre son honneur et, par extension, l’image de l’État qu’il représente.