Dans un message publié ce mercredi 26 novembre 2025 sur son compte Twitter, le conseiller président , Fritz Alphonse Jean, a formellement rejeté les accusations du département d’État américain l’impliquant dans des liens présumés avec des gangs armés.
« Je réfute catégoriquement l’accusation portée contre ma personne par les autorités américaines de mon implication avec les gangs armés ou d’autres éléments criminels. Je les invite à produire une preuve aussi minime soit-elle en soutien à leurs déclarations. »
Il affirme également « prendre bonne note » du soutien de Washington et d’Ottawa au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, un appui qu’il estime devoir être clarifié. Il maintient enfin son appel au renvoi du chef du gouvernement, qu’il accuse d’« incompétence » et d’« insubordination envers ses autorités ».
Échange téléphonique avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio
Selon des informations obtenues par Alternance Média, Fritz Alphonse Jean aurait eu, dans la matinée du mercredi 26 novembre, une longue conversation téléphonique avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio.
Si le contenu de cet échange n’a pas filtré, ce contact survient au lendemain de la mise en cause publique de l’ancien gouverneur par Washington, dans une conjoncture politique particulièrement instable.
Silence du CPT : un conseil présidentiel absent de la scène politique
Hormis Leslie Voltaire, conseiller présidentiel qui accompagnait Fritz Alphonse Jean lors de son point de presse, aucun autre membre du Conseil présidentiel de transition (CPT) ne s’est exprimé sur cette affaire.
Les sept autres conseillers sont restés silencieux : ni pour défendre l’institution présidentielle, ni au nom d’un principe, ni même par esprit de corps.
Ce mutisme collectif renforce l’impression d’un CPT politiquement atone, incapable d’assumer un rôle institutionnel clair, à quelques semaines de la fin prévue de son mandat, le 7 février 2026. Pour plusieurs observateurs, le conseil apparaît « comme inexistant » alors que la transition traverse l’un de ses moments les plus critiques.
Alternance Média poursuit ses démarches
Notre rédaction cherche actuellement à obtenir :
la réaction officielle de l’administration américaine et les précisions du bureau du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.