Port-au-Prince, 2 décembre 2025
Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a entamé ce mardi une mission de haut niveau en Haïti afin de s’entretenir avec les autorités de la transition sur la gouvernance, la sécurité nationale et les prochaines étapes du processus électoral, alors que se profile la date du 7 février 2026, terme officiel du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT).
La délégation, accueillie à la Villa d’Accueil, comprenait notamment Xaviera Jessurun, conseillère et cheffe de cabinet du secrétaire général, Jean Josué Dahomey Pierre, ambassadeur d’Haïti auprès de l’OEA, Cristobal Dupouy, représentant spécial de l’OEA en Haïti, ainsi que Betilde Muñoz-Pogossian, directrice du Département d’Accès aux Droits de l’organisation.
Selon la présidence haïtienne, les échanges ont porté sur les défis de gouvernance et sur la nécessité d’un climat sécuritaire minimal pour engager un calendrier électoral crédible. L’OEA a sollicité les points de vue du CPT sur la feuille de route à mettre en place pour consolider la stabilité institutionnelle et garantir une transition ordonnée.
L’échéance du 7 février 2026, point de bascule pour la transition, a occupé une place centrale dans les discussions. La délégation de l’OEA souhaite obtenir des assurances quant à la trajectoire institutionnelle que le CPT entend suivre à l’approche de cette date sensible, alors que des interrogations persistent sur la capacité du gouvernement à respecter les délais ou à maintenir l’ordre public d’ici là.
Dans le cadre de cette visite, la délégation rencontrera également le Conseil électoral provisoire (CEP), le chef du BINUH, Carlos Ruiz Massieu, ainsi que divers représentants de la société civile. Objectif : recueillir une diversité de perspectives et encourager une coordination plus étroite autour de la mise en œuvre d’une feuille de route partagée.
Cette mission intervient alors que la situation sécuritaire demeure extrêmement fragile, malgré l’appui international, et que les divisions internes au sein du CPT continuent d’alimenter les incertitudes politiques. L’OEA cherche ainsi à jouer un rôle de facilitateur afin d’éviter l’émergence d’une nouvelle crise institutionnelle à l’approche du mois de février.