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Sous pression internationale, le Conseil présidentiel de transition se heurte à un boycott politique à 19 jours de la fin de son mandat

Réunis en session extraordinaire dans la soirée du vendredi, à la suite d’une invitation formelle émanant du Conseil présidentiel de transition (CPT), plusieurs partis politiques — dont le SDP, INITE, INIFOS, FUSION, ainsi qu’une dizaine d’autres structures — ont décidé de ne pas répondre à l’appel du CPT pour participer à une réunion prévue ce dimanche.

Ces formations politiques figurent parmi les principaux signataires des accords du 11 septembre 2021 et du 21 décembre 2022, deux textes majeurs ayant structuré la gouvernance post-crise. Leur décision intervient alors que le mandat du CPT arrive à échéance dans 19 jours, à une date jugée non négociable par une partie de la communauté internationale.

Pour les alliés de l’ancien Premier ministre Ariel Henry, cette convocation est tardive, opportuniste et politiquement irrecevable.

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Selon eux, le CPT a ignoré les partis politiques pendant plus de 21 mois, les tenant à l’écart des décisions stratégiques liées à la transition. Dans ces conditions, ils estiment que le Conseil ne dispose plus de la légitimité politique ni morale pour tenter, à la dernière minute, de rassembler les acteurs qu’il a longtemps marginalisés.

« On ne peut pas exclure durablement les forces politiques, puis chercher un consensus à l’approche de la fin d’un mandat », confie une source proche des discussions.

La pression internationale s’intensifie

Cette crise politique se déroule dans un contexte de fortes pressions de la communauté internationale, en particulier des Gouvernement des États-Unis, qui auraient clairement fait savoir qu’ils ne souhaitent pas voir le CPT rester un seul jour de plus après le 7 février.

Selon nos sources diplomatiques, cette position est désormais partagée par plusieurs partenaires internationaux, pour qui la date du 7 février marque une ligne rouge dans le processus de transition. Toute tentative de prolongation du mandat du CPT sans nouvel accord politique serait perçue comme une rupture grave avec les engagements initiaux.

Un revers politique majeur pour le CPT

Dans ce contexte, le refus collectif des partis politiques constitue un revers politique majeur pour le Conseil présidentiel de transition, déjà fragilisé par des dissensions internes, une insécurité persistante et l’absence de résultats tangibles sur les grandes priorités nationales.

À l’approche de la date butoir, l’isolement politique du CPT apparaît de plus en plus manifeste, tant sur le plan interne qu’au niveau international.

Une ouverture conditionnelle au dialogue

Malgré ce boycott, les structures politiques concernées n’excluent pas totalement le dialogue. Elles se disent prêtes à rencontrer le CPT, mais uniquement dans le cadre d’une discussion inclusive, élargie, convoquée par des facilitateurs indépendants, avec l’appui de partenaires internationaux.

L’objectif est de parvenir à un nouvel accord politique global, permettant :

la mise en place rapide d’un nouvel exécutif consensuel, habilité à finaliser la transition, et à conduire le pays vers un retour à l’ordre constitutionnel, dans le respect des échéances fixées.

Une correspondance imminente

Selon des informations recueillies par Alternance Média, une correspondance officielle sera acheminée au CPT ce samedi avant midi, afin de notifier formellement cette position collective, tout en rappelant l’urgence d’un accord politique avant l’échéance du 7 février.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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