La Gold Cup 2025 n’a rien changé à la hiérarchie de la CONCACAF. Les habitués – États-Unis, Mexique, Canada – continuent de dominer. Haïti, une fois de plus, déçoit. Les Grenadiers, éliminés dès le premier tour, n’ont jamais su hausser leur niveau de jeu, malgré une attente croissante d’un renouveau footballistique.
🔙 Retour sur une année en dents de scie :
- En décembre 2024, Haïti pointait à la 86ᵉ place mondiale (1 287,75 points), neuvième dans la zone CONCACAF.
- Une lueur d’espoir surgit en février 2025, avec une victoire 3-0 contre l’Azerbaïdjan, propulsant Haïti à la 83ᵉ place en avril (1 291,53 points).
- Mais cette dynamique positive s’effondre à la Gold Cup. Résultat : retour à la case départ en juin, puis nouvelle chute en juillet 2025 à la 90ᵉ place mondiale.
📉 Les chiffres de l’échec :
- Défaite 1-0 contre l’Arabie Saoudite
- Match nul 1-1 face à  Trinité-et-Tobago
- Défaite 2-1 contre les États-Unis
Un bilan bien maigre, révélateur d’un manque de vision tactique, de cohésion collective, et d’un système de préparation défaillant.
⚠️ Un chantier urgent à ouvrir
Ce classement est bien plus qu’une statistique : c’est un signal d’alarme. Il est temps que la Fédération Haïtienne de Football (FHF) engage une refondation en profondeur :
- Recrutement stratégique, ciblant des jeunes talents haïtiens évoluant en diaspora comme dans les clubs locaux.
- Formation sérieuse des jeunes, avec des académies et des structures encadrées par des professionnels qualifiés.
- Investissements dans les infrastructures sportives, pour bâtir un football compétitif à long terme.
✊🏽 L’heure n’est plus Ă la complaisance
Haïti ne peut plus se contenter de souvenirs glorieux. Pour espérer rivaliser avec le Costa Rica, la Jamaïque ou encore le Panama, il faut une stratégie claire, un encadrement fort et des décisions courageuses. À défaut, c’est l’identité même du football haïtien qui risque de sombrer dans l’oubli.