Nouvelle chance pour Haïti de participer au plus grand événement mondial de football.

Il y a plus de 50 ans, en 1974, Haïti écrivait une page d’histoire en se qualifiant pour sa première et unique Coupe du Monde en Allemagne de l’Ouest, sans aucune invitation. Ce parcours en éliminatoires avait été épique, avec des victoires héroïques qui ont enflammé les rues de Port-au-Prince. Les Haïtiens, unis dans la joie, avaient vibré pour cette sélection qui portait les espoirs d’une nation. Aujourd’hui, cette ferveur renaît: après des décennies de rêves inassouvis, la population haïtienne retient son souffle, espérant une nouvelle qualification dès ce soir. Les Grenadiers portent l’âme d’un peuple en quête de lumière.

Haïti reste le seul pays de la Caraïbe à s’être qualifié pour une Coupe du Monde par ses propres mérites, sans l’ombre d’une invitation. D’autres nations voisines, comme la Jamaïque en 1998 ou Trinité-et-Tobago en 2006, ont eu cette chance via des places attribuées par la FIFA pour équilibrer la compétition. Mais pour Haïti, c’est une conquête pure, forgée dans le feu des éliminatoires CONCACAF.

Grâce à un parcours héroïque dans ce cycle 2026, les Grenadiers se trouvent à un match de l’exploit. Leur grande performance lors du match retour contre le Costa Rica, le 13 novembre à Curaçao, en est la preuve éclatante: une victoire 1-0 arrachée dans un stade bouillant, avec un but de Frantzdy Pierrot et une défense impénétrable menée par Johny Placide. Cette résilience a propulsé Haïti à la 2ème place du Groupe C, avec 8 points.

Les joueurs expatriés, comme Ruben PROVIDENCE, Josué CASIMIR, Hannes DELCROIX, Derrick ETIENNE, font un boulot exceptionnel. Ils savent que cette qualification serait un cadeau inestimable pour un peuple haïtien qui endure l’insécurité et les épreuves quotidiennes. Imaginez: des héros formés en Europe ou en MLS, revenant pour soulever le drapeau bleu et rouge.

Et parlons-en, de cette fameuse déclaration du sélectionneur costaricien avant le match qui disait qu’Haïti allait jouer sans engagement, car pour eux, participer à ces éliminatoires suffirait. Eh bien, quel pied de nez! Le Costa Rica a donné son maximum… et n’a encaissé qu’un seul but. Ironie du sort, non?

Ce soir, contre le Nicaragua, tout un peuple attend, le cœur battant. Les stades improvisés en Haïti, les radios allumées dans les quartiers, les familles réunies: l’ambiance est électrique.

Après 50 ans d’attente, la vraie victoire de cette sélection, c’est déjà d’être à un match du Mondial. Une qualification ramènerait des sourires sur les visages d’un peuple qui en a tant besoin, un baume sur les plaies de l’instabilité. Courage, Grenadiers! Merci à l’équipe pour sa détermination, au staff et au coach pour leur guidance, aux joueurs pour leur sueur, et au comité de la FHF pour avoir porté ce rêve. Vous avez tout donné jusqu’ici.

Grenadye alaso!

By Joseph Widmayer ANGLADE

Passionné de l’écriture et des arts, Joseph Widmayer ANGLADE est diplômé en journalisme à MAURICE COMMUNICATION. Ce fervent admirateur de la transparence croit fermement à la vulgarisation de l’information ; connaissant l’importance et l’impact qu’elle a sur la vie de tous les jours, il fait du journalisme son métier.

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