La République islamique d’Iran entre dans une phase politique décisive après l’annonce de la mort du guide suprême, Ali Khamenei. Figure centrale du régime depuis 1989, il incarnait l’autorité religieuse et politique suprême du pays.
Selon la télévision d’État, citant Mohammad Mokhber, un mécanisme constitutionnel a été activé afin d’assurer la continuité de l’État. Un triumvirat provisoire prendra en charge la transition.
Ce collège est composé de :
Massoud Pezeshkian, président de la République islamique d’Iran Gholamhossein Mohseni Ejei, chef du pouvoir judiciaire et Un juriste du Conseil des gardiens de la Constitution
Conformément à la Constitution iranienne, cette direction collégiale doit organiser la période intérimaire et veiller au bon fonctionnement des institutions jusqu’à la désignation d’un nouveau guide suprême par l’Assemblée des experts.
Un moment charnière
La disparition de Khamenei ouvre une période d’incertitude stratégique pour l’Iran, tant sur le plan interne qu’international. Le guide suprême détient en effet des pouvoirs étendus : commandement des forces armées, nomination des principaux responsables judiciaires et militaires, orientation des grandes lignes de la politique étrangère.
La transition s’annonce donc déterminante pour l’équilibre du régime, dans un contexte régional marqué par des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient.
Les prochains jours seront scrutés de près, aussi bien à Téhéran que dans les capitales occidentales, afin d’évaluer la stabilité institutionnelle du pays et les orientations futures du pouvoir iranien.