La crise du carburant continue d’alimenter les tensions en Haïti. Aux Cayes, le 3 avril 2026, plusieurs distributeurs ont proposé des prix supérieurs à ceux officiellement fixés par l’État, invoquant la hausse des coûts d’approvisionnement dans un contexte d’insécurité persistante. Ainsi, la gazoline pourrait être vendue à 800 gourdes au lieu des 725 gourdes réglementaires, soit une augmentation de 75 gourdes. Le diesel atteindrait 900 gourdes, tandis que le kérosène serait proposé à 845 gourdes.
À Jacmel, le mercredi 1er avril, un incendie provoqué par le stockage clandestin de carburant a détruit une maison et blessé une personne. Ce drame met en lumière les dangers du marché noir, où certains revendeurs écoulent le gallon jusqu’à 1 500 gourdes.
Entre spéculation, insécurité et absence de contrôle efficace, cette situation révèle une crise profonde de régulation du secteur pétrolier, avec de lourdes conséquences pour la population.