Entre offensive des gangs, hôpitaux évacués, déplacements massifs et crise sécuritaire grandissante, le pays s’enfonce dans une urgence nationale tandis que quelques symboles de résilience tentent encore de porter l’espoir.
La nuit du dimanche 10 au lundi 11 mai 2026 a été marquée par une nouvelle flambée de violence dans la Plaine du Cul de Sac. Des affrontements armés entre groupes rivaux à Duvivier, Martial, Terre Noire et plusieurs localités voisines ont forcé des milliers de familles à fuir précipitamment leurs domiciles. Femmes, enfants et personnes âgées ont trouvé refuge devant les installations du Parc industriel de la SONAPI, dormant à même le sol dans des conditions extrêmement précaires.
Selon plusieurs témoignages, l’attaque aurait été menée par des hommes lourdement armés affiliés à une coalition criminelle comprenant notamment les gangs de Jeff Gwo Lwa, Claudy Célestin et Wilson Joseph alias Lanmò san jou. Plusieurs habitations ont été attaquées, tandis que le lycée de Duvivier a été incendié. Malgré la présence observée de blindés de la Police nationale d’Haïti à Carrefour Drouillard et Carrefour Vincent, aucune intervention immédiate n’a été signalée dans les zones les plus affectées, accentuant le sentiment d’abandon parmi les populations civiles.
La situation demeure extrêmement tendue ce mardi, alors que la Plaine du Cul de Sac s’enfonce davantage dans une crise humanitaire alimentée par des déplacements massifs et une insécurité persistante.