La mairie de New York contrainte de licencier des dizaines d’agents haïtiens privés de permis de travail après la fin du statut de protection temporaire.

La fin du TPS n’est plus une menace abstraite. À New York, elle se traduit désormais par des pertes d’emploi. La mairie a annoncé vendredi 7 août qu’elle était contrainte de se séparer de plusieurs dizaines de ses employés haïtiens qui ne disposent plus d’une autorisation légale de travailler aux États-Unis.

Une conséquence directe de la fin du statut de protection temporaire (TPS), appliquée depuis le 24 juillet 2026 après une décision de la Cour suprême.

La mairie a les mains liées

New York a beau revendiquer son statut de ville refuge, la municipalité reste soumise au droit fédéral en matière d’emploi.

Dans un communiqué, le maire Zohran Mamdani explique que la fin du TPS « force la ville à se séparer des employés haïtiens qui n’ont pas obtenu de permis de travail par un autre moyen ».

Plusieurs dizaines d’agents sont concernés dans l’immédiat. Mais leur nombre pourrait atteindre plusieurs centaines, selon le New York Times.

Pour la mairie, la marge de manœuvre est limitée : sans nouvelle autorisation de travail, elle ne peut légalement maintenir ces employés à leur poste. Zohran Mamdani estime que l’administration Trump est la seule à pouvoir revenir sur la suppression du TPS.

Près de 20 000 Haïtiens concernés à New York

À l’échelle des États-Unis, quelque 350 000 Haïtiens sont concernés par la fin de cette protection. Environ 20 000 d’entre eux vivraient à New York.

Parmi eux figurent des travailleurs présents dans des secteurs essentiels, notamment la santé et les transports. La disparition du TPS peut désormais les exposer à une double sanction : perdre leur droit de travailler et devenir expulsables vers Haïti.

Une assistance juridique en dernier recours

Face à cette situation, la mairie promet un accompagnement juridique aux employés concernés afin qu’ils puissent rechercher une autre voie leur permettant de rester et de travailler légalement aux États-Unis.

Ceux qui obtiendraient une nouvelle autorisation de travail pourraient retrouver leur poste dans les services municipaux.

Mais pour les autres, le compte à rebours est enclenché. À New York, la fin du TPS ne se lit plus seulement dans les décisions de Washington : elle se mesure désormais en emplois perdus et en familles haïtiennes plongées dans l’incertitude.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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