Delmas, 23 avril 2026 — Le Regroupement des Modernistes pour l’Économie et la Démocratie (REMED) hausse le ton. Dans une note de presse publiée ce jeudi, le parti accuse le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de bloquer le processus électoral et appelle à la tenue d’élections avant la fin de l’année.

Une situation sécuritaire toujours préoccupante

Le REMED affirme constater « avec stupéfaction » qu’aucune mesure significative n’a été adoptée pour améliorer la situation sécuritaire du pays, condition pourtant indispensable à l’organisation d’élections crédibles.

Selon le parti, cette absence d’actions concrètes empêche le respect du calendrier fixé par le Conseil électoral provisoire (CEP) et retarde le transfert du pouvoir à des autorités élues, pourtant essentiel au rétablissement des institutions de l’État.

Des accusations de manœuvres dilatoires

Dans sa déclaration, le REMED dénonce les « manœuvres dilatoires » du chef du gouvernement, qu’il accuse de vouloir retarder et manipuler le processus électoral afin de se maintenir au pouvoir.

Le parti critique également le bilan du Premier ministre, en poste depuis plus de quinze mois, estimant qu’il n’a pas su répondre aux attentes prioritaires du pays, notamment en matière de sécurité et de gouvernance.

« L’établissement d’un climat sécuritaire et l’organisation d’élections crédibles, honnêtes et transparentes constituent les principales feuilles de route de ce gouvernement », rappelle le document.

Un appel à des élections crédibles et transparentes

Le REMED insiste sur l’urgence d’organiser des élections « honnêtes, crédibles et transparentes », qu’il considère comme une condition essentielle pour restaurer la stabilité politique et garantir une gouvernance légitime.

Le parti appelle également à encourager toutes les initiatives visant à améliorer le climat sécuritaire, préalable incontournable à tout processus électoral.

Le budget électoral doit faire l’objet d’un dialogue

Abordant la question du financement des élections, le REMED estime que le budget soumis par le Conseil électoral provisoire doit être examiné avec sérieux dans le cadre d’un dialogue entre acteurs politiques.

Le parti appelle à « une discussion entre hommes d’État afin de trouver un modus operandi », plutôt que de sombrer dans « des invectives et envolées médiatiques ».

Une pression croissante sur la transition politique

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la transition politique en Haïti. L’organisation des élections demeure un enjeu central pour la sortie de crise et la restauration de l’ordre institutionnel.

En exigeant la tenue d’un scrutin avant la fin de l’année, le REMED contribue à accentuer la pression sur les autorités en place.

Signature

Me Jean Renel Sistanis
Avocat – Doctorant en droit international public
Ex-directeur général au ministère de la Défense
Secrétaire général du REMED


🔵 À retenir

  • Le REMED accuse le Premier ministre de bloquer le processus électoral
  • Le parti dénonce l’absence de mesures sécuritaires
  • Il exige l’organisation d’élections avant la fin de l’année
  • Il appelle à un dialogue politique responsable sur le budget électoral

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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