Le collectif haïtien Nou Bouke accuse le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé d’avoir échoué à rétablir la sécurité dans le pays. Dans une note de presse publiée ce vendredi, il appelle à intensifier la mobilisation de la diaspora pour obtenir la réouverture de l’aéroport international Toussaint Louverture.
Pour Nou Bouke, le bilan est « sans appel ». Cinq mois après la prise de fonctions du gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé, le collectif estime que les autorités n’ont pas réussi à reprendre le contrôle du pays. Il affirme que 26 gangs contrôlent jusqu’à 90 % de Port-au-Prince et de ses environs et rappelle que près de 1,47 million de personnes sont déplacées à l’intérieur d’Haïti, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Le mouvement reproche également au gouvernement de ne pas avoir rouvert l’aéroport international Toussaint Louverture, malgré plusieurs mobilisations de la diaspora, dont un rassemblement de près de 500 personnes devant le consulat d’Haïti à Paris le 9 mai dernier. Selon Nou Bouke, cette fermeture pénalise les familles, les étudiants et les malades qui doivent se rendre à l’étranger.
Le collectif critique enfin l’accord aérien conclu avec la République dominicaine, estimant qu’il impose aux Haïtiens des trajets plus longs et plus coûteux sans résoudre le problème de fond.
Nou Bouke appelle désormais les associations et les citoyens haïtiens à poursuivre la mobilisation « par des moyens pacifiques, démocratiques et déterminés » pour obtenir le rétablissement de la sécurité et la réouverture de l’aéroport. À ce stade, le gouvernement n’a pas réagi à ces accusations.