Donald Trump revendique l’opération et annonce la mort du guide suprême iranien
Dans la soirée du 28 février 2026, le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran depuis 1989, à la suite d’une série de frappes aériennes menées conjointement par les forces américaines et israéliennes contre des cibles stratégiques à travers l’Iran.
Une annonce américaine et israélienne, une confirmation toujours incertaine
Selon les déclarations officielles relayées par Washington et Tel-Aviv, plusieurs attaques ont visé les quartiers de Téhéran abritant des hauts responsables du régime iranien, dont le complexe du guide suprême. Donald Trump a affirmé sur son réseau social que Khamenei était « mort » dans ces frappes, qualifiant l’événement de « justice pour les victimes » de l’influence iranienne.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a également évoqué « de nombreux signes » suggérant que Khamenei ne serait plus en vie.
Pour l’instant, Téhéran n’a pas confirmé officiellement la mort d’Ali Khamenei. Les autorités iraniennes ont émis des déclarations contradictoires, et plusieurs médias internationaux signalent que la situation reste floue.

Qui était Ali Khamenei ? — Portrait d’un pilier du régime
Né le 19 avril 1939 à Mashhad, dans l’est de l’Iran, Ali Khamenei avait gravi les échelons du pouvoir religieux et politique iranien avant de devenir l’une des figures centrales de la révolution islamique de 1979. Très tôt, il s’est inscrit dans la mouvance révolutionnaire chiite inspirée par l’ayatollah Khomeyni, dont il fut un loyal proche.
Élu président de la République islamique en 1981, il occupa ce poste jusqu’en 1989, formant dans ses fonctions un pilier de l’appareil d’État nouvellement instauré après la chute du Shah. En 1989, à la mort de Khomeyni, il fut désigné guide suprême, devenant ainsi l’autorité religieuse, politique et militaire la plus puissante du pays.
Pendant près de quatre décennies, Khamenei a incarné la ligne dure du régime, marquée par une politique anti-occidentale résolue, le soutien aux mouvements alliés régionaux et une influence croissante dans les affaires internationales.
Conséquences possibles et réactions internationales
Si la mort d’Ali Khamenei est confirmée, le régime iranien pourrait entrer dans une phase de transition incertaine, confronté à la fois à la question de sa succession et à un contexte régional déjà profondément instable. Les frappes ont déjà déclenché des ripostes militaires : l’Iran a lancé des missiles et des drones contre des bases américaines et des territoires israéliens, intensifiant la crise dans une région déjà fragile.
L’Assemblée générale de l’ONU et plusieurs dirigeants internationaux ont appelé à la désescalade et à la retenue, craignant une guerre générale au Moyen-Orient. Les marchés pétroliers et les routes commerciales ont été perturbés, soulignant l’impact global d’un tel conflit.
Un tournant ?

L’annonce de la mort d’Ali Khamenei — si elle est définitivement confirmée — marquerait un tournant historique dans l’histoire contemporaine du Moyen-Orient. À 86 ans, il était l’un des chefs d’État les plus influents et les plus longtemps en place dans la région, façonnant la politique iranienne depuis la révolution de 1979.
Pour l’heure, alors que le monde observe, le sort officiel du guide suprême reste partiellement incertain, avec des informations contradictoires entre les sources occidentales et les autorités iraniennes. Cette incertitude fait peser une lourde inquiétude sur l’avenir politique de l’Iran et de tout le Moyen-Orient.