Port-au-Prince, 28 avril 2026 — La Police nationale d’Haïti (PNH), à travers sa Direction de la communication (DICOP), a annoncé la mise en isolement de quatre agents dans le cadre d’une enquête interne conduite par l’Inspection Générale.

Selon le communiqué officiel, ces policiers sont accusés de plusieurs actions jugées contraires aux lois et aux règlements de l’institution. Cette décision s’inscrit dans une volonté affichée du haut commandement de garantir la transparence, la discipline et le bon fonctionnement de la police.

Des faits graves reprochés aux agents

D’après les informations disponibles, les policiers concernés auraient :

  • Refusé d’obéir aux ordres de leurs supérieurs hiérarchiques, alors même que ceux-ci leur avaient confirmé que le véhicule ciblé — appartenant à l’armée haïtienne et transportant des ressortissants salvadoriens — ne présentait aucun lien avec un enlèvement signalé.
  • Ouvert le feu sur ce véhicule, mettant en danger non seulement leurs chefs et d’autres agents présents, mais également les occupants. Des tirs auraient même visé les pneus du véhicule.
  • Provoqué un climat de panique au Champ de Mars en tirant plusieurs coups de feu, perturbant ainsi l’ordre public.
  • Refusé de collaborer pleinement à l’enquête en ne révélant pas l’identité de l’agent ayant initié ces actions.

Des policiers cagoulés en mouvement de protestation

Le communiqué met également en lumière la présence d’individus armés, sans uniforme et le visage dissimulé, impliqués dans les troubles récents.

Selon les éléments recueillis, ces individus seraient des policiers ayant investi les rues de Port-au-Prince , dans le but d’exiger la libération de leurs collègues.

Une institution rappelée à ses principes

Dans son communiqué, la PNH rappelle qu’elle est une institution strictement hiérarchisée, fondée sur le respect des règles et de la discipline. Tout agent est tenu d’obéir aux ordres légaux de ses supérieurs, sans exception. Elle souligne également que l’utilisation abusive d’équipements et de matériels de la PNH à des fins illégales constitue une faute grave susceptible de troubler l’ordre public.

La PNH rappelle que de tels comportements sont formellement interdits et précise que tout individu armé, cagoulé ou refusant de s’identifier sera considéré comme un contrevenant, indépendamment de son statut. et s’expose à des sanctions prévues par la loi.

Un appel au calme et à la responsabilité

Face à cette situation, la Direction générale de la PNH appelle la population au calme et assure que des mesures sont prises pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Un enjeu de confiance publique

Cette affaire relance le débat sur la capacité du haut commandement à contrôler ses troupes. Pour de nombreux observateurs, lorsque la chaîne de commandement est fragilisée, c’est la population qui en subit directement les conséquences.

La PNH réaffirme toutefois son engagement à garantir la sécurité des citoyens et à faire respecter la loi, tout en œuvrant à restaurer la confiance du public dans l’ institution

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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