Port-au-Prince 30 août 2026– Les critiques contre le calendrier électoral du Conseil électoral provisoire (CEP) se poursuivent. Invité, ce jeudi, de l’émission « Le Rendez-Vous » de Gazette Haïti, Me André Michel a estimé que les conditions sécuritaires ne permettent pas l’organisation d’élections crédibles aux dates fixées par l’institution électorale.

« Au moment où l’on parle, aucune condition en matière de sécurité n’est réunie pour faire des élections suivant le calendrier publié par le CEP. Si vous faites des élections aujourd’hui dans les conditions actuelles, les gangs prendront le pouvoir avec Martelly, leur chef », a déclaré le dirigeant du Secteur démocratique et populaire (SDP).

L’avocat appelle à l’ouverture de concertations entre les différents acteurs concernés afin de revoir les aspects du processus électoral qui, selon lui, nécessitent des ajustements. Il estime que cette initiative doit être portée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, auquel il attribue une responsabilité politique dans la conduite du processus.

Me André Michel affirme également avoir échangé avec plusieurs responsables politiques du pays. Selon lui, aucun ne croit réellement à la possibilité d’organiser les élections aux dates arrêtées par le CEP dans le contexte sécuritaire actuel.

Ces déclarations interviennent alors que le Conseil électoral provisoire poursuit les préparatifs du scrutin, sur fond d’une crise sécuritaire persistante qui continue d’alimenter les interrogations sur les conditions d’organisation des prochaines élections.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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