Alors que l’année scolaire vient à peine de commencer, de nouveaux enlèvements signalés à Bois-Verna replongent les familles dans l’angoisse. Dans le même temps, l’activité électorale s’intensifie autour de VIKTWA et de son candidat à la présidence, Wilner Joseph, également conseiller du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Deux réalités qui posent brutalement la question des priorités du pouvoir.
Port-au-Prince, 18 septembre 2026. — Plusieurs personnes auraient été enlevées tôt ce vendredi à Bois-Verna, près de l’église Tabernacle de Gloire (Shekina), non loin de Lalue. Selon des témoignages recueillis auprès de résidents, au moins quatre personnes, dont trois écoliers et un chauffeur, auraient été emmenées.
Un témoin affirme que le véhicule impliqué serait resté stationné pendant près d’une demi-heure, attendant l’arrivée d’élèves transportés par abonnement. Ces éléments restent à confirmer officiellement par les autorités.
L’affaire survient à peine deux semaines après la rentrée scolaire et ravive les inquiétudes des parents sur la sécurité des enfants et la continuité des activités scolaires.

Pendant ce temps, la bataille électorale s’accélère. Wilner Joseph a été désigné le 10 septembre candidat à la présidence par le groupement VIKTWA, avant de procéder à son enregistrement sur la plateforme du Conseil électoral provisoire.
Sa double position — candidat d’un groupement engagé dans la compétition électorale et conseiller du Premier ministre — nourrit une question politique légitime : où s’arrête la fonction publique et où commence la campagne ?
Au moment où des familles cherchent leurs enfants, l’urgence sécuritaire revient au premier plan. L’État est attendu d’abord sur sa mission essentielle : protéger la population. La campagne de VIKTWA relève du combat politique ; la sécurité des citoyens, elle, relève de la responsabilité des institutions.