À Petite-Rivière de Nippes, l’ancien sénateur appelle à une candidature unique de la gauche et se dit prêt à sacrifier ses ambitions personnelles pour empêcher le retour au pouvoir du PHTK.
Petite-Rivière de Nippes. L’ancien sénateur Nenel Cassy, dirigeant de la formation politique LAVI, a lancé un appel appuyé à l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, l’invitant à reprendre un rôle moteur dans la recomposition de la gauche haïtienne en vue des prochaines élections.
S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée le samedi 1er août à Petite-Rivière de Nippes, le responsable politique a exhorté son ancien mentor à réunir les principaux partis et leaders de la gauche afin de constituer un front commun contre le Parti haïtien Tèt Kale (PHTK), qu’il accuse de vouloir reprendre le pouvoir.
Dans son intervention, Nenel Cassy a estimé que l’heure n’était plus aux divisions. Selon lui, seule une large coalition des forces progressistes permettra de faire obstacle à ce qu’il qualifie de « bandits légaux et réactionnaires du PHTK », une expression qu’il a lui-même employée au cours de son discours.
Pour illustrer cette démarche de rassemblement, l’ancien parlementaire a cité plusieurs personnalités qu’il souhaite voir associées à cette initiative, notamment Jacky Lumaque, Jude Célestin, Jocelerme Privert, Yves Christalin, Don Kato, Évalière Beauplan, André Michel, ainsi que d’autres dirigeants issus de la mouvance progressiste.
Affichant sa volonté de privilégier l’unité, Nenel Cassy a déclaré être prêt à renoncer à sa propre candidature si cela permettait de soutenir le candidat le mieux placé pour défendre les intérêts du bloc de gauche. À ses yeux, l’enjeu dépasse les ambitions individuelles et concerne la préservation d’une alternative politique face à ceux qu’il tient pour responsables de la situation actuelle du pays.
L’ancien sénateur impute en effet au PHTK une responsabilité majeure dans la crise multidimensionnelle que traverse Haïti, évoquant un chaos sécuritaire, humanitaire, politique et social.
Il a également affirmé que le PHTK disposerait d’un avantage dans la campagne électorale, soutenant que cette formation pourrait mener ses activités jusque dans les bastions contrôlés par des chefs de gangs, contrairement aux partis de gauche, qui ne bénéficieraient pas, selon lui, des mêmes conditions.
Ces déclarations interviennent alors que les forces politiques haïtiennes multiplient les appels au rassemblement à l’approche des élections prévues par le Conseil électoral provisoire, dans un contexte où la question de la sécurité demeure l’un des principaux défis du processus électoral.