André Michel estime que le calendrier électoral ne résistera pas à la crise politique et sécuritaire. Selon lui, la majorité des acteurs consultés par les Éminentes personnalités de la CARICOM privilégient désormais la sécurité et une gouvernance rassurante avant tout scrutin.
PORT-AU-PRINCE — André Michel ne croit plus à la tenue des élections à la date annoncée. Dans un message publié sur X, l’avocat et dirigeant politique tranche : « Il n’y aura pas d’élections le 13 Déc. »
Selon lui, la majorité des acteurs consultés par les Éminentes personnalités de la CARICOM lors de leur récente mission en Haïti ont plaidé pour une autre priorité : rétablir la sécurité et mettre en place une gouvernance rassurante avant d’aller aux élections.
Cette position intervient alors que les conditions sécuritaires et politiques continuent de peser lourdement sur le processus électoral. Pour André Michel, la question ne serait donc plus seulement de respecter une date, mais de réunir au préalable les conditions permettant d’organiser un scrutin crédible.
Le dirigeant politique attaque également le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il considère que la décision du chef du gouvernement de monter sa propre plateforme politique « aggrave et complique la crise », dans un contexte où la neutralité du pouvoir exécutif dans le processus électoral fait déjà l’objet de débats.
La sortie d’André Michel accentue ainsi les interrogations sur la capacité du pays à respecter l’échéance du 13 décembre 2026.
À ce stade, toutefois, aucun report officiel n’a été annoncé par le Conseil électoral provisoire (CEP). Le 13 décembre demeure donc la date inscrite au calendrier électoral, tandis que la bataille politique autour de sa faisabilité s’intensifie.