Dans une lettre adressée le 19 octobre 2026 au président du Conseil électoral provisoire, Peterson Pierre-Louis, Fanmi Lavalas réclame des réponses précises sur les conditions de sécurité du processus électoral. L’organisation rappelle qu’un scrutin inclusif suppose la libre circulation et le retour des déplacés.

À quoi bon discuter d’un calendrier si les citoyens ne peuvent regagner leur domicile ni circuler librement ? En réponse à une invitation du Conseil électoral provisoire (CEP) pour une consultation prévue le 20 octobre, Fanmi Lavalas remet les conditions de participation des électeurs au centre du débat.

Dans ce courrier signé par sa coordonnatrice, la docteure Maryse Narcisse, la formation politique demande si les rencontres entre le gouvernement, les forces de sécurité et le CEP ont permis de fixer une échéance pour garantir un minimum de sécurité. Elle interroge également les autorités sur l’ouverture de l’aéroport, le déblocage des routes nationales et le retour des déplacés chez eux.

Pour appuyer son propos, l’organisation évoque l’attaque du 18 octobre contre des soldats salvadoriens de la Force de répression des gangs, ainsi que les tensions qui ont suivi à Santo et à Croix-des-Bouquets. Ces événements confirment, selon elle, l’extension d’une insécurité qui demeure incontrôlée.

Fanmi Lavalas rappelle par ailleurs n’avoir participé ni aux consultations ayant précédé les décrets électoraux des 2 juin, 2 juillet et 6 octobre 2026, ni à la rencontre du 2 octobre mentionnée dans l’invitation. Elle relève que le compte rendu de cette dernière réunion ne lui a pas été transmis.

La formation réaffirme son attachement à la démocratie, tout en mettant en doute la possibilité d’organiser des élections libres et honnêtes lorsque des citoyens, chassés de leurs quartiers, restent dans l’impossibilité d’y retourner. Elle demande que des réponses soient apportées à ces préoccupations pour permettre une participation effective aux prochaines étapes du processus.

Sans formuler de refus explicite de participer à la consultation, Fanmi Lavalas pose ainsi une exigence : faire reposer le calendrier électoral sur des garanties concrètes. Pour l’organisation, la sécurité reste la condition indispensable d’un scrutin inclusif et démocratique.

Service Politique — Alternance Média

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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