Le 24 avril 2026, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a officiellement transmis à l’Exécutif un projet de décret électoral harmonisé, marquant une étape décisive vers l’organisation des élections en Haïti. Par cet acte, l’institution électorale envoie un signal clair : les conditions techniques et juridiques sont en train d’être réunies.

Mais derrière cette avancée institutionnelle, une tension politique s’installe.

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé semble peu empressé d’engager véritablement le pays sur la voie électorale. Plusieurs signaux laissent croire à une stratégie de temporisation, voire de blocage, accompagnée d’une offensive médiatique visant à faire porter au CEP la responsabilité d’un éventuel échec.

Dès lors, l’équation devient simple et brutale :
assumer le processus électoral ou se retirer.

Car en posant cet acte, le CEP met clairement l’Exécutif au pied du mur. Le temps des ambiguïtés semble révolu. Toute tentative de diversion ou de manipulation de l’opinion pourrait désormais se retourner contre ses instigateurs.

L’heure n’est plus aux discours, mais aux décisions.

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