Alors qu’HaĂŻti cĂ©lĂšbre les 70 ans du compas direct, ce rythme qui a conquis les cƓurs et traversĂ© les gĂ©nĂ©rations, il est impĂ©ratif de se souvenir de ceux qui ont façonnĂ© son Ăąme musicale, au-delĂ  des projecteurs.

GĂ©rard Daniel, membre fondateur du groupe Djet-X, est de ces musiciens rares. Un saxophoniste d’exception, un maĂźtre du souffle, un artisan du compas dont le jeu a marquĂ© une Ă©poque.

đŸŽ· Son saxophone ne parlait pas : il chantait.
Il portait l’émotion, la nostalgie, la fĂȘte, l’élĂ©gance
 Il traduisait l’ñme d’un peuple dans chaque note, sans jamais chercher Ă  briller pour lui-mĂȘme.

Mais l’histoire officielle de notre musique a tendance à l’oublier.

À l’heure oĂč les hommages pleuvent sur les figures lĂ©gendaires du compas, nous refusons que le nom de GĂ©rard Daniel reste dans l’ombre.
Car cĂ©lĂ©brer 70 ans de compas, c’est aussi cĂ©lĂ©brer ces musiciens orfĂšvres, souvent relĂ©guĂ©s au second plan, mais sans qui cette musique n’aurait pas eu la mĂȘme profondeur.

Aujourd’hui, Alternance MĂ©dia choisit de porter la lumiĂšre sur GĂ©rard Daniel, saxophoniste haĂŻtien d’exception.
Un monument silencieux, un souffle qui résonne encore.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, RĂ©dacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplĂŽmĂ© en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. PassionnĂ© par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagĂ©.