Lors de sa récente tournée dans le Grand Sud, le ministre de l’Éducation nationale, Dr Vijonet DÉMÉRO, avait promis un accompagnement aux parents pour alléger le coût de la rentrée. Avec le protocole signé avec le FAES, le gouvernement engage désormais la mise en œuvre du dispositif, qui doit toucher 140 000 familles.
Port-au-Prince, 18 août 2026. À quelques semaines de la rentrée scolaire, le gouvernement met sur les rails son programme d’assistance financière aux parents d’élèves. Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et le Fonds d’Assistance Économique et Social (FAES) ont signé, mardi 18 août, un protocole d’accord destiné à encadrer les transferts monétaires en faveur des familles les plus vulnérables.
L’opération est dotée d’une enveloppe de 2,5 milliards de gourdes et doit cibler 140 000 parents, qui pourront recevoir chacun une allocation de 15 000 gourdes.
Le document a été paraphé par le ministre de l’Éducation nationale, Dr Vijonet DÉMÉRO, et le directeur général du FAES, Kesner ROMILUS, en présence notamment du directeur général du MENFP, Osny JEAN MARIE, et de plusieurs hauts cadres du ministère.
Une promesse faite dans le Grand Sud
Cette initiative donne une traduction concrète à l’un des engagements pris récemment par Vijonet DÉMÉRO lors de sa tournée dans le Grand Sud. Sur le terrain, le ministre avait annoncé un accompagnement gouvernemental destiné à aider les parents à faire face aux dépenses de la rentrée.

À travers la signature de ce protocole, le MENFP et le FAES fixent désormais le cadre institutionnel de cette assistance.
« À l’occasion de la rentrée scolaire, l’État entend renforcer son accompagnement aux parents d’élèves, particulièrement ceux qui se trouvent dans les situations les plus vulnérables. L’objectif est de diminuer le poids des préparatifs liés à la rentrée scolaire sur l’économie des ménages », a déclaré Vijonet DÉMÉRO.
Dans un contexte marqué par la fragilité économique de nombreux foyers, l’exécutif entend ainsi réduire l’impact des dépenses scolaires sur les budgets familiaux.
15 000 gourdes par parent bénéficiaire
Le programme concerne prioritairement les parents dont les enfants fréquentent des écoles nationales, communautaires, communales et presbytérales établies dans les zones défavorisées à travers le pays.
Chaque parent retenu doit bénéficier d’une allocation de 15 000 gourdes. Au total, 140 000 bénéficiaires sont ciblés par l’opération.
Le projet, couramment appelé « Cash Transfert-Éducation », sera exécuté dans le cadre du Programme d’Urgence Multisectoriel pour l’Apaisement et la Réinsertion des Groupes Vulnérables.
L’identification des bénéficiaires doit s’appuyer sur le Système d’Information pour la Gestion de l’Éducation (SIGE). Les listes seront générées par le MENFP puis officiellement transmises au FAES, chargé de procéder aux opérations de transfert.
Kits, manuels, uniformes et cantines
L’intervention gouvernementale ne se limite toutefois pas aux transferts monétaires. Le ministre de l’Éducation nationale annonce un dispositif plus large d’accompagnement de la rentrée.
Celui-ci prévoit notamment la distribution de kits scolaires, de manuels et d’uniformes, mais aussi la prise en charge totale des frais de scolarité pour les deux premiers cycles de l’école fondamentale, ainsi que le soutien aux cantines scolaires.
Pour le MENFP, ces différentes mesures doivent faciliter le maintien des enfants à l’école et éviter que les difficultés économiques des ménages ne deviennent un facteur supplémentaire d’exclusion scolaire.
Le FAES se dit prêt à lancer les opérations
Le directeur général du FAES, Kesner ROMILUS, assure pour sa part que son institution est prête à engager les opérations.
Selon lui, l’objectif est également de combattre le décrochage scolaire dans les milieux urbains et ruraux défavorisés.
« Je tiens à réaffirmer l’engagement du Gouvernement à rester aux côtés des familles, particulièrement celles qui en ont le plus besoin », a-t-il déclaré.
Le responsable du FAES inscrit le programme dans une politique plus large de protection sociale visant à favoriser la continuité scolaire et l’égalité des chances.
L’exécution désormais attendue
Avec 2,5 milliards de gourdes annoncés et 140 000 parents ciblés, le programme affiche une ambition nationale. Mais sa réussite se mesurera désormais sur le terrain : identification rigoureuse des bénéficiaires, transparence du processus, rapidité des transferts et capacité à atteindre les familles vivant dans les zones les plus vulnérables.
Pour Vijonet DÉMÉRO, qui avait promis cet accompagnement lors de son passage dans le Grand Sud, la signature du protocole marque le passage de l’annonce à la mise en œuvre.
À l’approche de la rentrée, l’enjeu est désormais simple : faire parvenir l’aide annoncée aux familles suffisamment tôt pour qu’elle puisse réellement alléger la facture scolaire.