Après l’Ouest, le Sud et le Nord, la Fusion renouvelle ses structures dans le Nord-Est. Le parti présidé par l’ancienne sénatrice Edmonde Supplice Beauzile annonce également des discussions avancées avec « Ayiti Transfòme », le groupement de Jocelerme Privert, en vue d’échéances électorales toujours incertaines.

La Fusion remet ses équipes en mouvement. À Fort-Liberté, le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (FUSION/PFSDH) a organisé un congrès départemental consacré au renouvellement de sa coordination du Nord-Est. Ce rendez-vous s’inscrit dans un processus national qui doit déboucher, dans les prochains mois, sur un congrès chargé de renouveler le Directoire du parti.

Avant cette étape, les militants s’étaient réunis dans l’Ouest, le 19 septembre, puis dans le Sud, le 26 septembre. Le dimanche 4 octobre, un autre congrès départemental avait eu lieu au Cap-Haïtien, pour le Nord. À travers cette succession de rencontres, la formation social-démocrate entend consolider son organisation et préparer ses prochaines décisions politiques.

Une réorganisation qui dépasse les frontières

À Fort-Liberté, le congrès a permis de renouveler la direction départementale du Nord-Est, conformément aux procédures internes du parti, selon son communiqué. La Fusion salue le travail de la commission électorale et présente la participation des membres et des délégués comme un signe de son implantation dans ce département frontalier.

La démarche doit se poursuivre dans les cinq autres départements du pays. Elle concerne également les structures de la diaspora, au Chili, aux États-Unis, en France, au Canada et au Brésil. La Fusion veut ainsi associer ses relais à l’étranger à cette séquence de renouvellement institutionnel.

L’enjeu dépasse le remplacement des équipes dirigeantes. Pour le parti, il s’agit de disposer de structures actives, capables de mobiliser les adhérents et de porter ses orientations sur le terrain.

Des discussions avancées avec le camp Privert

Parallèlement aux congrès, la Fusion travaille à un rapprochement politique. Présidée par l’ancienne sénatrice Edmonde Supplice Beauzile, elle annonce des discussions avancées avec le groupement « Ayiti Transfòme », porté par l’ancien président Jocelerme Privert, dans la perspective des prochaines joutes électorales.

Les contours de cette éventuelle entente restent à préciser. Les éléments communiqués ne font état ni d’un accord conclu ni de modalités de participation communes. Mais ces échanges montrent que la réorganisation interne s’accompagne d’une recherche de partenaires.

La Fusion prépare donc le terrain alors que l’horizon électoral demeure incertain. La crise sécuritaire et politique laisse ouverte la question des conditions dans lesquelles un scrutin pourrait se tenir. Pour les formations engagées dans ces préparatifs, il faut avancer avec cette incertitude.

Le congrès national en ligne de mire

La prochaine étape majeure annoncée est le congrès national, appelé à renouveler le Directoire du PFSDH. Sa date précise n’a pas encore été communiquée.

Ce rendez-vous devra éclairer les ambitions du parti : quelle direction, quelles priorités et quels rapprochements pour la suite ? Les congrès départementaux constituent une base d’organisation. Leur portée politique dépendra aussi de la capacité des nouvelles équipes à faire entendre des propositions et à convaincre au-delà des militants.

À Fort-Liberté, la Fusion poursuit sa remise en mouvement. Le congrès national et l’issue des discussions avec « Ayiti Transfòme » permettront de mieux mesurer la direction qu’elle entend prendre.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *