La Coalition des forces républicaines dresse un bilan sévère de l’action du gouvernement, qu’elle accuse de ne pas avoir réuni les conditions nécessaires aux élections. Mais, au lendemain de la retraite politique des 8 et 9 octobre, elle précise n’avoir pas encore signé les résolutions adoptées.

Deux jours de discussions, un constat critique et une décision encore en suspens. Dans une note datée du vendredi 9 octobre 2026, la Coalition des forces républicaines (CFR) confirme sa participation à la retraite des forces politiques et sociales organisée à Pétion-Ville. Elle encourage la poursuite du dialogue, tout en réservant son adhésion formelle aux résolutions issues de cette rencontre.

Cette précision compte : participer aux échanges ne vaut pas approbation de leurs conclusions. La coalition annonce donc une réunion extraordinaire afin de déterminer sa position. Ses délégués souhaitent obtenir un « mandat clair » des 44 partis et organisations membres pour poursuivre et conclure les discussions avec les initiateurs et les autres participants.

Au cœur des échanges, selon la CFR, figure l’incapacité du gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé à créer les conditions sécuritaires et politiques nécessaires à l’organisation des élections en 2026. La coalition y voit un échec au regard de la mission assignée à l’exécutif par le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections.

Le reproche porte sur les conditions mêmes du scrutin. Dans un pays confronté à une crise sécuritaire et humanitaire qui s’aggrave, la perspective électorale se heurte, aux yeux de la CFR, à des obstacles que le gouvernement n’a pas levés. Pour les citoyens dont le quotidien reste dominé par l’insécurité, la question dépasse le calendrier : elle touche à la possibilité de participer à la vie publique dans des conditions sûres.

À cette inquiétude s’ajoute celle de la confiance politique. La coalition estime que la décision du Premier ministre de lancer sa propre plateforme accentue la méfiance envers le processus électoral. Elle met ainsi en cause la crédibilité d’un exécutif chargé de préparer les élections alors que son chef engage parallèlement une initiative partisane.

Malgré ces critiques, la CFR soutient la poursuite de la concertation. Elle invite les différents secteurs de la vie nationale à privilégier le dialogue pour résoudre l’impasse électorale. La note porte les signatures de Marie-Denise Claude, Alex Larsen, Nélus Nérius, Jean Pierre-Richard Félicin et Sidione Joseph.

Une étape reste donc à franchir : la consultation interne de la coalition. Le document ne détaille pas le contenu des résolutions adoptées pendant la retraite. Il établit en revanche une position précise : la CFR soutient la démarche de dialogue, mais son engagement dans les conclusions de la rencontre demeure soumis à la décision de ses membres.

By Tanes DESULMA

Tanes DESULMA, Rédacteur en chef d’Alternance-Media, je suis diplômé en journalisme de l’ICORP et en droit public de l’École de Droit de La Sorbonne. Passionné par l’information et la justice, je m’efforce de proposer un journalisme rigoureux et engagé.

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