Plusieurs organisations patronales haïtiennes appellent à organiser les élections dans les meilleurs délais, mais refusent un scrutin réduit à une simple formalité. Elles demandent au Conseil électoral provisoire (CEP) un échéancier « réaliste et définitif » et davantage de garanties sur la sécurité, les inscriptions et la transparence du processus.
Le patronat haïtien met la pression sur le processus électoral. Dans une note publiée le 22 septembre 2026, plusieurs associations du secteur privé réaffirment leur soutien au retour à l’ordre constitutionnel, qu’elles jugent essentiel au rétablissement de la confiance, de la sécurité et de l’activité économique.
Mais les signataires préviennent : les élections ne doivent pas se résumer à une formalité. Ils réclament des conditions permettant une campagne et un vote libres, l’accès à l’inscription pour les populations déplacées et les zones difficiles d’accès, ainsi que l’indépendance, l’impartialité et la transparence des autorités électorales.
Le communiqué porte notamment les signatures de David Coles, président de l’ADIH, Jean Nathan Letang, président de la CCIH, Gérard Laborde, président de la CCIHC, et Jean Paul Faubert, directeur exécutif de l’Institut Macaya.
Un échéancier définitif réclamé au CEP
Tout en prenant acte de la note du CEP du 21 septembre, le patronat demande une évaluation « plus profonde, technique et financière » de l’état d’avancement du processus et surtout la fixation d’un « échéancier réaliste et définitif ». Il appelle également à mobiliser rapidement les moyens logistiques, technologiques et sécuritaires nécessaires pour maximiser les inscriptions.
La sécurité reste au cœur des préoccupations. Les organisations constatent que la Force de Répression des Gangs (FRG), appelée à appuyer la PNH et les FAd’H, n’est pas encore pleinement opérationnelle et demandent l’accélération de son déploiement.
Les partis politiques sont enfin appelés à mobiliser leurs militants pour l’inscription électorale et à défendre des programmes réalistes. La société civile est également invitée à s’impliquer.
Pour les organisations patronales, l’enjeu est désormais double : éviter une transition sans fin sans sacrifier la crédibilité du scrutin. « La démocratie ne peut s’accommoder ni de l’improvisation ni d’une transition sans fin », conclut leur déclaration.